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Chronique
THE NIGHT ETERNAL - Cold velvet

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2026
Provenance du disque : Reçu du label
8titre(s) - 42minute(s)

Site(s) Internet : 
THE NIGHT ETERNAL INSTAGRAM
THE NIGHT ETERNAL BANDCAMP
THE NIGHT ETERNAL FACEBOOK

Label(s) :
Metal Blade
 (17/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 21/08/2026
Heavy metal mélodique et mélancolique
Après Moonlit Cross (2021) et Fatale (2023), cette formation allemande revient à l’assaut avec Cold Velvet. En dépit de la noirceur fondamentale annoncée par l’illustration de pochette, THE NIGHT ETERNAL propose un Heavy Metal diablement mélodique, davantage porté sur une certaine mélancolie que sur un profond désespoir.

Le vecteur principal de ce sentiment palpable n’est autre que le chant de gorge assuré par Ricardo BAUM. Dans un registre médium à grave, il évoque quelque peu les œuvres de Glenn DANZIG et Geoff TATE (sans toutefois les montées dans les aigus). Surtout, il module de telle manière que les lignes de chant sont systématiquement porteuses de mélodies, elles-mêmes vectrices de sentiments douloureux. Pour autant, ces modulations trouvent leur limite quand il s’agit de pousser quelque peu dans les aigus. En somme, BAUM est à l’aise dans un registre pas si éloigné que ça du Rock gothique, loin des acrobaties fréquentes dans le Heavy Metal.

Même si le chant s’impose comme le vecteur identitaire majeur, l’instrumentation n’en demeure pas moins primordiale. Saluons tout d’abord le gros travail du batteur Aleister PRÄKELT qui apporte un jeu dynamique, tout en cassures rythmiques, riche en détails (notamment dans le rayon des cymbales). Histoire de demeurer dans le département rythmique, les guitares apportent une dimension subtile. Certes, nous avons droit à de petits riffs mais aussi très souvent à des inserts mélodiques du meilleur effet, les deux éléments pouvant aisément se superposer. Là encore, des similitudes avec le Rock gothique apparaissent et se fondent idéalement dans le substrat Heavy Metal. Plus étrange, les solos de guitare ne sont pas systématiques, en tout cas brefs et se situant dans la lignée de la mélodie principale.
La parenté avec le QUEENSRYCHE originel peut s’avérer adéquate, de même qu’un morceau comme Caught In A Spell rappelle quelque peu le Stranger In A Strange Land d’IRON MAIDEN (Somewhere In Time).

Paradoxalement, le Heavy Metal proposé par THE NIGHT ETERNAL s’avère être tout à fait accessible et lumineux, quand bien même cette lumière serait tamisée par des ambiances et des paroles nettement plus mélancoliques.

Vidéo de When This World Ends cliquez ici et Caught In A Spell cliquez ici
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