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Chat thrashe sévère !
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Necronomicat ? Sans déconner, Necronomicat ! Bien sûr, mon goût prononcé pour l’humour au second degré n’est pas étranger à mon intérêt pour cet album. En effet, trouver un groupe de thrash français qui focalise son imaginaire sur un monde aux mains (griffes) des chats se mue très vite en une inévitable rencontre.
Les lorrains de WARFAITH ne sont pas des perdreaux de l’année, puisque le groupe fondé il y a quatorze ans a déjà à son actif quatre albums en comptant EPs et albums longs. Voici donc le cinquième : Necronomicat. Du point de vue étiquetage, leur zique se voit coller un gros sticker [ Thrash Metal ] qui clignote en vert fluo et, pour entrer davantage dans l’analyse stylistique, intègre une forte dimension Punk Hardcore. Cette fusion couramment nommée Crossover Thrash est ici notamment justifiée par le chant, souvent à deux voix, qui harangue les foules sur un débit sec et rapide. Nico, le second chanteur est apparu sur Vermin (in. Pint Of Pils), puis sur IPA (in. Atomic Hangover) et a depuis lors aménagé sa place au sein du groupe. J’avoue que l’ambiance de folie monte d’un cran en température grâce à ces deux chanteurs qui passent leur temps à se répondre. C’est pour moi, l’un des points fort de WARFAITH qui doit davantage encore se ressentir en live.
L’autre point fort, c’est évidemment les mains droites frénétiques des gratteux qui délivrent un riffage à très haute fréquence d’attaque. Bien entendu, la section rythmique cimente le tout pour générer une impression d’urgence ultime. Les amateurs de riffs précis et serrés portés par une rythmique sans faille seront aux anges avec Necronomicat.
Question ambiance, par moments, l’album remonte à la surface l’excitation et la folie communicative des premiers brûlots d’EXODUS, de NUCLEAR ASSAULT ou de WHIPLASH qui sont pour moi ce que la première vague historique du thrash avait donné de plus poussé. Les titres donnent envie de sauter partout et préfigurent des pits chauffés à blanc.
En début de carrière, le groupe composait des morceaux de deux ou trois minutes, puis a évolué sur des formats un petit peu moins compacts (autour de trois-quatre minutes) sans pour autant tomber dans la dissolution. Leur titre le plus long est Stout Of Heaven, du présent album, qui pousse le chrono jusqu’à 6’37". Alors, c’est vrai qu’il possède une intro plus ample - voire épique - qui bouffe déjà presque une minute, suivi d’un développement sympathique, et est clôturé par une outro d’une minute et demi réservée aux harmonies des cordes… C’est joli et bien fait, mais pour moi ce n’est pas le cœur de la meule et ça ne vaut pas les coups de poing au bide que sont des titres tels que Burn The Cross, One Beer To Rule Them All, ou, dans une certaine mesure, l’excellent Claws Of The Night. D’un autre côté, je me dis que les petites respirations organisées sur le disque et le soin apporté aux compositions qui ne sont pas toutes uniformément bourrines offrent un relief fort appréciable.
Necronomicat est une œuvre des plus agréable à découvrir et, comme aurait pu dire un certain Ted NUGENT : « Cat thrash fever » …forever !
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● Bravo les artistes !
WARFAITH est composé de : - Max, chant principal ; - Nico, chant ; - Charles, guitare et chœurs ; - Jojo, guitare et chœurs ; - Romain, basse et chœurs ; - Clem, batterie.
● La discographie à creuser
- 2013 : Blood And War - EP 6 titres ; - 2015 : Wise Man Is Dead - LP ; - 2019 : Pint Of Pils - EP 8 titres ; - 2023 : Atomic Hanghover - LP ; - 2026 : Necronomicat - LP.
● Rinçons-nous les oreilles
Extraits de Necronomicat : - Burn The Cross : Cliquez ici ! - Claws Of The Night : Cliquez ici !
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