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23/07/2026
Promised land
COVEN JAPAN
 
Fondé en 2016 sous l’appellation COVEN, rebaptisé COVEN JAPAN en 2019, ce tandem a mis longtemps pour sortir son premier album, Earthlings, paru en 2023. Histoire de battre le sabre quand il est encore chaud, le couvent accouche de son second album dans un délai raisonnable. Autant le dire d’entrée de jeu et tuer le suspense, COVEN JAPAN fait partie des hordes de formations qui s’adonnent aux plaisirs du Heavy Metal tel qu’il fut pratiqué au début des années 80. Dans cette démarche particulièrement courue ces dernières années, une influence domine les autres, à savoir celle d’IRON MAIDEN (première partie de carrière).

Du gang de Steve HARRIS, COVEN JAPAN a repris avec talent les fameuses guitares jumelles qui débitent sans discontinuer des passages harmonisés. Je vais le redire, le procédé est extrêmement connu mais il fait toujours son petit effet en complément des petits riffs secs (héritage de JUDAS PRIEST ?). La basse se pratique en mode claquant, au gré de lignes tendues et nerveuses à la fois. Saluons par ailleurs le gros travail technique et mélodique réalisé dans les solos de guitare. Le goût pour les structures encastrant les unes dans les autres des séquences successives fait penser à MERCYFUL FATE. On peut également ajouter des familiarités diverses comme STORMWITCH, TOKYO BLADE, OMEN, ADX, WITCHFYNDE ou HEIR APPARENT. Le groupe fait montre d’une ambition supplémentaire avec les 7’33 de Retribution Of Death, situé en clôture de l’album ; très clairement, il y a un souffle épique qui se dégage de ce morceau, avec notamment un break mélodique et mélancolique à la moitié de la composition. Les changements de tempos et de rythmes aident en outre à entretenir une tension dramatique de bon aloi.

Outre l’efficacité certaine de la partie instrumentale, le chant permet à COVEN JAPAN de se distinguer de la masse. Clair, dans un registre médium, il aligne sans coup férir des lignes de chant modulées et mélodiques, se crispant ponctuellement, ajoutant ainsi du dynamisme. La particularité réside dans les paroles qui alterne le japonais et l’anglais (avec un très fort accent). Loin de tout exotisme déplacé, les sonorités singulières du japonais apportent une dimension inattendue et bienvenue à l’ensemble. Quelques chœurs viennent parfaire cette bonne opération. A noter les participations au micro, chacun sur un titre, de Tomas ERICSON de HELVETETS PORT et de Niels BANG d’ANIMALIZE : le duo sait fort bien s’entourer !

Sans crier au génie, on prend un véritable plaisir à cet exercice de style qui, c’est bienvenu, sonne de manière sèche mais évite les sonorités étriquées de quantité de groupes des années 80. Une réussite !

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Alain
Date de publication : jeudi 23 juillet 2026