16 / 20
07/05/09
Archangels in black
ADAGIO
 
Les trente premières secondes de Vamphyri se prennent en pleine poire, sauvages et abruptes, on se dit qu’il y a une erreur et que l’on écoute un album de Thrashcore…puis le symphonique arrive, avec déluge de notes, claviers grandiloquents, nous sommes finalement bien sur le nouvel album d’ADAGIO: Archangels In Black .

Cette quatrième offrande d’ADAGIO est en tout point remarquable (je coupe ici tout suspens à cette chronique !). Je ne suis pourtant pas fan de métal dit symphonique, mais le combo emmené par Stéphan FORTE ne sombre pas dans les poncifs du genre. La force d’ADAGIO est de mêler habilement des éléments symphoniques et heavy avec des fulgurances empruntées au métal extrême, ce qui nous permet de savourer des bijoux comme The Astral Pathway, Undead et son intro néo-classique éblouissante suivie d’un grondement Death tonitruant, le titre éponyme Archangels In Black qui vous pilonne à grand coup d’envolées Black et de solis virtuoses.

Cette facette extrême est bien mis en avant par le nouveau venu Chris PALIN, au timbre très proche du précédent chanteur Gus MONSANTO mais possédant un atout de taille : outre sa voix très lyrique, Mr PALIN est capable de pousser quelques cris gutturaux fortement Death ou Black, enrichissant ainsi les compositions d’une nouvelle dimension vocale.

Que les fans se rassurent, cet album reste du pur métal symphonique, la facette extrême étant employée avec parcimonie et mettant bien avant le côté grandiloquent de la musique.

Le seul défaut d’Archangels In Black est de proposer quelques titres moins percutants, bons au demeurant, mais ne possédant pas l’étincelle des meilleures compos de l’album.

Quant à la production, elle est tout simplement parfaite, comme l’artwork très travaillé, qui donne bien le ton de l’album : sombre et métal.

Après un Dominate en demi teinte, ADAGIO revient en force avec cet album que je vous recommande vivement, même aux allergiques du métal symphonique.

Audrey
Date de publication : jeudi 7 mai 2009