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09/02/10
12 gauge
KALMAH
 
Le sixième album des Finlandais de KALMAH a été forgé dans les célèbres studios TicoTico et non pas des marais qui hantent l’imagerie choisie par le groupe : et cela s’entend, ça déménage.

La recette concoctée par KALMAH est toute entière résumée dans le titre d’ouverture, Rust Never Sleeps. Le schéma est classique mais toujours aussi efficace : une belle intro de guitare acoustique et de claviers, puis une explosion de riffs propulsés par une rythmique frénétique, une grosse voix death avec quelques arrangements orchestraux en fond sonore. La haute voltige instrumentale à coloration Metal traditionnel voire néo-classique début avec une alternance de soli échevelés et techniques de claviers et de guitare.

Les neuf compositions de 12 Gauge réitèrent peu ou prou la formule d’un Death Metal très mélodique, avec quelques réminiscences Black dans les vocaux. Le tout est interprété avec un brio certain, un savoir faire incontestable. Pourtant, au fur et à mesure que l’on progresse dans l’écoute, on se rend compte que le résultat global manque de passion et de personnalité, à défaut d’efficacité stricte et de professionnalisme. Les compositions sont bien structurées, agencées et arrangées mais elles manquent un peu de personnalité.

Peut-être est-ce l’effet du format mp3 fourni par le label mais le son, s’il est énorme et ultra-puissant, manque cependant de clarté. L’espace sonore est saturé et on attend en vain l’élément de surprise qui distingue un bon album – c’est le cas ici – d’un très bon album.

Entendons-nous bien, KALMAH ne démérite pas mais ne développe pas des arguments susceptibles d’en faire une formation essentielle. Cela étant dit, les fans de CHILDREN OF BODOM, ETERNAL TEARS OF SORROW, voire CATAMENIA, pourront trouver leur compte dans 12 Gauge.
Alain
Date de publication : mardi 9 février 2010