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15/06/11
The va'adian chronicles
POLARIS
 
Après The Martian Chronicles (1984) des hongrois de SOLARIS, c'est au tour des français de POLARIS de nous faire voyager dans l'espace avec leur premier album : The Va'adian Chronicles. Quelle corrélation entre ces 2 albums et groupes : aucune ! Si ce n'est la quasi homonymie, le sujet traité, ici la science-fiction, et la mouvance du courant musical : le Progressif (Néo-Progressif symphonique pour SOLARIS, Heavy pour POLARIS). Observations anecdotiques faites, je referme cette parenthèse.
Si la musique intergalactique de Douchan (chant / guitare), leader auteur compositeur du groupe, Symheris (guitare), Fabio (claviers), Sly (basse) et Onov (batterie) est gorgée de claviers, de variations rythmiques rappelant par instantanés les oeuvres de DREAM THEATER, c'est plutôt, sur la durée, vers un Heavy Métal de qualité que cet album se projette. Les guitares alternent riffs bien ficelés et longues digressions mélodiques, laissant toute l'énergie du Heavy s'épancher au gré des compositions rudement bien troussées. Captivantes, à l'image du long titre-tiroir de 14 minutes, A Secret Revealed, elles nous baladent dans l'espace sans jamais nous égarer dans l'infini du cosmos. Le groupe laisse aussi la bête hurlée, le chant empruntant alors des intonations typée Death sur le sombre Science Almighty, et plus sporadiquement sur 2 autres titres. Recurrent Dream et Infinity calment le jeu, laissant le temps à l'auditeur de souffler et d'apprécier ses 2 "ballades".
Côté chant, la justesse fait parfois défaut, mais n'obscurcit en rien la qualité de Dunchan, capable de moduler son timbre de voix et de prendre aisément des intonations plus aigües.
L'artwork, à l'image du thème traité, est très réussi. Tout comme les photos de nos 5 héros, posant dans un décor de science-fiction et grimés de noir (ah, Fabio, port altier et poings serrés, scrutant l'horizon lumineux avec ses lunettes à la Iron Man !). J'adore !
Autoproduit, The Va'adian Chronicles bénéficie d'un son et d'un mix de qualité, comme son exécution technique, sa réalisation et son écriture, qui a pris plusieurs années du temps de son auteur. POLARIS peut donc être légitimement fier de ce premier album. Et nous, rassasiés, d'applaudir la performance.
Ben
Date de publication : mercredi 15 juin 2011