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24/12/11
The seven degree of separation
ARENA
 
Fondé en 1995 par Clive NOLAN (claviers - PENDRAGON, SHADOWLAND, CAAMORA... entres autres !!!) et Mike POINTER (batterie - ex MARILLION), auxquels se sont joints, à l'occasion d'un ou plusieurs albums, le guitariste Keith MORE, remplacé par John MITCHELL depuis 1999, les bassistes Cliff ORSI, Ian SALMON et John JOWITT, les chanteurs John CARSON, Paul WRIGHTSON et Rob SOWDEN, ARENA nous offre son 7ème album studio, 7 ans après le remarquable et théâtral Pepper's Ghost.
Avec plaisir, nous avons pu combler cette longue attente en réécoutant à satiété les albums Songs From The Lions Cage (1995), Pride (1996), The Visitor (1998), Immortal ? (2000), Contagion (2003) et le déjà nommé Pepper's Ghost (2005), les 3 lives Welcome to the Stage (1997), Breakfast in Biarritz (2001) et Live & Life (2004 - double CD et son DVD), ou bien encore en visionnant les 3 DVD Caught In The Act (2003), Rising Up (2004) et Smoke & Mirrors (2006).

Conceptuel par son thème, sombre tout comme le magnifique artwork (les photos, l'ambiance... habillage artistique plutôt réservé à nos amis du courant Death Métal !), traitant de la séparation du corps et de l'âme, d'une vie après la mort, The Seventh Degree Of Separation est un enchaînement de 13 chansons de 2 à plus de 4 minutes, hormis un titre, Catching The Bullet, culminant lui à plus de 7 minutes. Abandonnés donc les longs titres fleuve de 8 à 14 minutes des albums précédents. Travaillées au corps, plus ténébreuses aussi, ces 13 compositions mettent une fois de plus en exergue la profondeur et l'éminence mélodique du Rock Progressif symphonique d'ARENA (les prégnants et poignants What If ? et sa ligne de chant magnifique à laquelle répond la guitare, ainsi que The Tinder Box et sa montée en puissance). Se rapprochant d'Immortal ?, voire de Contagion, ce nouvel album sonne toutefois plus Hard (Rock !) que le reste de la discographie du groupe. Les 13 titres me semblent plus nettement musclés (The Great Escape, Burning Down). D'une part par la rythmique plus rapide et directe imprimée par le bassiste John JOWITT et le batteur Mick POINTER, par des guitares plus agressives (Echoes Of The Fall, Catching The Bullet par exemple, mais cela est flagrant sur tout l'album) , mettant en valeur, s'il en est besoin, la performance remarquable de John MITCHELL, fabuleux guitariste. D'autre part par la voix du nouveau chanteur, Paul MANZI. Moins expressif et théâtral que Paul ou Rob, peut être plus linéaire sur la durée, celui-ci propose un chant plus mordant, voire par instant plus belliqueux (Echoes To The Fall, Burning Down) , imprimant cette impression de virilité supplémentaire et quelque peu inhabituelle chez ARENA. Quant aux claviers de Clive NOLAN, quoique omniprésents, sont cette fois-ci quelque peu en retrait tout au long de cette heure musicale, laissant la guitare envahir plus abondamment l'espace sonore. Close Your Eyes et What If ? sont plutôt typées "power" ballades, Rapture,The Ghost Walks, Bed Of Nails évoluent dans un registre plutôt mid tempo, alors que Thief Of Souls est plus nuancé, alternant férocité et sérénité.

Superbement produit (par Clive et John MITCHELL) et mixé (par Karl GROOM, une fois de plus !), The Seventh Degree Of Separation, certes plus rugueux que ces prédécesseurs, ne se démarque pas des valeurs, des caractères intrinsèques qui font le charisme de ce groupe anglais : un son bien à eux, des couplets / refrains rapidement entêtants et mémorisables, une qualité d'écriture et d'exécution faisant jaillir son lot d'émotions épidermiques. Mais et surtout ce pouvoir de nous entraîner avec force et volupté dans une spirale mélodique qu'ARENA fait vibrer et briller avec brio depuis maintenant plus de 15 ans. Ce nouvel album est à écouter en alternance avec l'immense Passion de PENDRAGON. Cocktail magique et enivrant !



Ben
Date de publication : samedi 24 décembre 2011