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21/05/12
Wall street
WIG WAM
 
Après un look Glam à la POISON sur Hard To Be A Rock 'n' Roller (2005) et Wig Wamania (2006), WIG WAM a adopté la tenue cuir et clous type JUDAS PRIEST sur Non Stop Rock ’n’Roll (2010). Soucieux de son apparence et porté sur l’aspect fun, le groupe a toujours proposé le même style de musique soit un Hard Rock mélodique puisant son inspiration dans les années 80 avec cette touche scandinave moderne de Glam Sleaze.

Wall Street veut s’inscrire dans l’actualité et les norvégiens sont devenus ici des Golden Boys, avec cravate et costume ou Stetson de l’homme d’affaire américain. Le morceau titre démarre (et se termine) par des violons, grosse surprise. Le son WIG WAM devient rapidement identifiable avec ces guitares étincelantes au son métallique mais je me dis qu’ils n’ont pas choisi le chemin de la facilité. Arrive le refrain fédérateur de Glam (le chanteur) appuyé par des chœurs massifs et festifs, la marque de fabrique du quartet. Bon choix pour un premier single et le nom d’album !
OMG (Wish I Had A Gun) débute sur une association batterie basse vrombissante pour enchaîner sur des parties de guitares tranchantes comme des rasoirs, entrecoupées par des interludes acoustiques mélodiques : pas classique mais très satisfaisant !

Le troisième titre Victory Is Sweet montre une prise de risque par ses claviers originaux sur une basse bien présente, la douceur étant apporté par des chœurs enfantins comme l’avait fait le groupe sur l’excellent Chasing Rainbows de Non Stop Rock ’n’ Roll, personnellement j’adore.
The Bigger The Better et son refrain presque pop développe un arena Rock qui me fait penser à QUEEN et sort vraiment du cadre habituel.
Heureusement, des morceaux plus conventionnels, aux tempos plus rapides, comme Bleeding Daylight viennent apporter quelques points d’ancrage à l’auditeur qui pourrait être un peu perdu devant tant de diversité.
La ballade Tides Will Turn basée sur une formule piano basse et guitares acoustiques, sans être exceptionnelle, passe agréablement.
Wrong Can Feel So Right construit autour de belles guitares électro acoustiques et un refrain pop me rappelle le Rock mélodique de BON JOVI du début des années 90, bien !

La fin de Wall Street donne encore dans la diversité des sons (claviers futuristes dans One Million Enemies) ou du chant (susurré, détaché, doublé et mélodique sur le simple mais entraînant Natural High).
L’instrumental Things Money Can’t Buy montre que Teeny est un vrai tueur à la guitare électrique, une petite leçon de guitar hero sans exagérer !
Enfin, quand WIG WAM reprend le School’s Out de ALICE COOPER de façon traditionnelle mais en le boostant avec plein de sonorités, je dis bravo ! En plus, j’aime bien les reprises...

WIG WAM est parvenu à rendre son image moins extravagante tout en conservant une attitude fun 100% Glam Rock et une production qui frôle la perfection. Je ne pensais pas le groupe capable de nous surprendre par un album aussi varié, aux compositions fouillées, pas immédiates, tout en restant entraînantes sur le long terme. Pari osé mais réussi. Malgré mon certain manque d’objectivité absolue envers WIG WAM (j’adore ce groupe qui me procure les mêmes sensations que MÖTLEY CRÜE il y a 20 ou 25 ans), cet album me plait car il sort des sentiers battus. Attention, ce n’est pourtant pas le disque le plus représentatif de WIG WAM et je ne recommanderais pas Wall Street à quelqu’un qui voudrait découvrir cette formation norvégienne et l’orienterais plutôt vers l’un des deux opus précédents…


WIG WAM :

Glam - Chant, chœurs
Teeny - Guitares, chœurs
Flash - Basse, choeurs
Sporty - Batterie
NOCTUS
Date de publication : lundi 21 mai 2012