12 / 20
03/07/2012
Shadowmaker
RUNNING WILD
 
RUNNING WILD est sans conteste l'un de mes groupes favoris tant le combo qui au fil du temps est devenu le groupe solo de son leader et maître Rock'n'Rolf KASPAREK a amené de riffs ultimes au Heavy-Speed mélodique.

Avec près de 20 albums au compteur, RUNNING WILD avait achevé sa carrière par un concert au Wacken 2009 sorti en 2011 sous forme de CD/DVD. Et voilà que quelques trois ans après cet ultime concert, RUNNING WILD renaît de ses cendres avec Shadwomaker, album réalisé quasi en solo par Rolf KASPAREK et là, force et de constater que malgré l'immense affection que je porte à ce groupe mythique, j'ai eu de la peine à accrocher réellement à cet album qui sent le remplissage.

D'abord le son et la production sont assez moyens, avec notamment une boite à rythme au son "métallique" assez désagréable. Certes, certaines compos sont assez sympa, mais l'album s'essouffle sur la durée comme le titre d'ouverture.

Dans les points positifs, je relèverai surtout le titre d'ouverture Piece Of The Action et sa rythmique Heavy mid tempo, traditionnelle et mélodique qui reste immédiatement en tête et a un refrain sympa, une fois passée la surprise initiale de la production. Riding On The Tide est dans le pur style pirate de RUNNING WILD, avec de couplets assez simplistes mais un refrain sympa là aussi, avec une référence au Jolly Roger qui use un peu à force, comme les "Skulls & Bones" incessants et répétitifs de Sailing Fire. D'autre titres plus directs passent assez bien sans être très originaux, comme I Am What I Am ou Locomotive, ou encore le medium mid-tempo Black Shadow, tandis que les riffs Heavy Speed 100% germanique de Shadowmaker sont plutôt bons. L'un ou l'autre riffs plus incisif retient l'oreille sur Into The Black alors que le sieur Kasparek prend quelques risques sur le conclusif Dracula, plus complexe, sorte de Speed-Hard Rock.

Le titre le plus déconcertant est sans hésitation Me And The Boys, sorte d'hommage au Métal et aux ex-membres du groupe, qui allie une rythmique des eighties à la MÖTLEY CRÜE à des lyrics à la limite de la parodie et du ridicule (à mille lieues du titre Lonewolf des français du même nom qui lui est une tuerie.

Bref, cet album est une sorte d'ébauche où l'on ressent une impression de bâclé, ce qui est dommage car quelques riffs sont intéressants. Le RUNNING WILD 2012 tourne en rond et l'album n'apporte pas grand-chose à sa légende, qu'il aurait même tendance à écorner, surtout si on écoute le dernier album de LONEWOLF sorti quasiment en même temps et où l'élève hexagonal a surpassé, voire déclassé, le maître germanique, Cela n'enlève rien à ce que ce groupe et son leader auront su amener au Heavy-Speed mélodique mais laisse une impression d'inachevé….
Helveric
Date de publication : mardi 3 juillet 2012