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02/11/12
Devil's train
DEVIL'S TRAIN
 
La tendance de la scène Heavy à proposer des supergroupes ne se dément pas. Regroupant trois nationalités - Allemagne, Finlande et Grèce - DEVIL’S TRAIN en apporte une nouvelle preuve. Ses poids lourds, Jörg MICHAEL et Jari KAINULAINEN, ont tous deux pris congé de STRATOVARIUS où ils officiaient respectivement en tant que batteur et bassiste. R.D. LIAPAKIS, chanteur de MYSTIC PROPHECY, et Laki RAGAZAS, guitariste accompagnant Paul DI'ANNO en live, viennent compléter le all-star band. En 2012, il signe un premier album, simplement intitulé Devil’s Train.

Sitôt l’introductif Fire And Water, DEVIL’S TRAIN dévoile un Hard Rock en tout point conforme aux canons du genre. L’album est gorgé de titres ravageurs, soutenus par des riffs redoutables, Devil’s Train ou Room 66/64 pour ne citer qu’eux. Les intentions annoncées par les refrains de Roll The DiceRocking roll will never die ») ne sont pas un vain mot ! Dans ce contexte, on ne sera pas étonné de trouver également quelques indices d’un background bluesy, dont le plus notable réside dans les notes d’harmonica de Fire And Water.

Par ailleurs, le Boogie de DEVIL’S TRAIN apparaît propice à l’expression de ses musiciens, en particulier son duo hellène. Ainsi, la voix de R.D. LIAPAKIS, le plus souvent légèrement éraillée, correspond pleinement au style revendiqué. Ce trait s’atténue en certaines occasions, donnant lieu aux ballades appartenant à la même palette (Forever). Quant à Laki RAGAZAS, il fait valoir une virtuosité sans faille. Une nuance s’impose toutefois à son sujet, puisque ses solos (Devil’s Train, The Answers) empruntent davantage à un Metal classique - celui de JUDAS PRIEST par exemple - qu’au Hard Rock.

La seule réserve qui puisse être formulée à l’encontre de Devil’s Train concerne son manque d’originalité. En effet, il ne contient rien qui n’ait été entendu maintes fois auparavant. On doute que DEVIL’S TRAIN ait éprouvé un quelconque désir de révolutionner le genre. Au vu de l’efficacité de son album, il semble cependant difficile de lui en vouloir ! D’ailleurs, l’argument peut paraître injuste. Le LP réserve bel et bien une surprise avec American Woman, reprise de… THE GUESS WHO (et non de Lenny KRAVITZ, comme nombre d’entre nous, moi le premier, l’auraient supposé).
Chouman
Date de publication : vendredi 2 novembre 2012