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02/09/13
Shedding madness
ERESIS
 
Après une première démo 3 titres + 2 vidéos live en 2011, ERESIS, la Reine des étoiles, vient à nouveau briller dans notre ciel Metal avec cette fois-ci un album composé de 8 titres : Shedding Madness. Nicolas CUDORGE (chant), Jonathan JOUENNE (guitare électrique et acoustique), Frédéric GODEFROY (basse), Rémi BARDENET (claviers, chant et guitare acoustique) et Silvère LHERMITE (batterie), fiers disciples de cette Reine sumérienne, ont à l'évidence travaillé, perfectionné et mûri leurs propos musicaux et d'écriture, masquant ainsi les quelques lacunes que recelaient alors la démo.

ERESIS a gardé la trame Heavy / Metal Progressif / Death de sa démo, sans vraiment basculé dans un genre plutôt que dans un autre. Pointent ici et là, de façon quelque peu anecdotique, un fragment Bluesy, Jazzy, Reggae... Ce kaléidoscope de styles aux thèmes mystico-ésotériques, peut à nouveau bousculer, chahuter, troubler l'auditeur lors de sa première rencontre. Puis peu à peu, au fil des écoutes, cet éclectisme s'apprivoise, se bonifie et nos sens s'adaptent au parti pris des musiciens de "sauter" d'un style à l'autre, sans vraiment tisser de liens probants, par des cassures de rythmes ou d'ambiances, tantôt rageuses, tantôt sages. ERESIS maîtrise et déploie, tout au long de ses 8 compositions (pour la plupart entre 9 et 13 minutes), les contrastes : d'un Metal puissant (parfois violent) au chant Death nous glissons sur un passage mélodique où la voix se fait douce et la guitare acoustique, pour rebondir sur un Heavy aux soli techniques de guitares efficaces, charpenté par une rythmique énergique et rapide. Non sans avoir fait un détour par un Métal Progressif où les claviers balaie une large palette de sonorités, du piano aux sons analogiques des 70's. Le chant de Nicolas, toujours aussi théâtral, s'est nettement amélioré, oubliant les quelques errances perceptibles sur la démo.

Nothingness (9.11), Persepolis (6.23), Through The Eyes Of God (10.06), Down To Cassiopeia (5.53), Being (13.19), Tales Of The Green Fairy (The Customers) (7.17), Masters Of The Invisible (11.43) et The Aynans (10.26) forment donc un labyrinthe musical à la production et au mixage irréprochables, où il fait bon s'y abandonner. Surprenant, parfois déroutant, mais sans négliger finalement une certaine homogénéité d'ensemble, Shedding Madness demande plusieurs écoutes répétées et attentives avant de nous livrer toutes ses richesses mélodiques et musicales. Oui, vraiment, les 5 musiciens d'Ile-de-France ont travaillé sérieusement et ardemment pour aboutir à un tel résultat, à cette "folie en mue" !
Ben
Date de publication : lundi 2 septembre 2013