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14/10/13
Iv
BLACKFIELD
 
Projet bicéphale étrenné en 2001 avec un album éponyme par Aviv GEFFEN et Steven WILSON, BLACKFIELD s'est depuis installé durablement dans le paysage d'une Pop Rock (progressive ?) luxueuse, mélodique et mélancolique, aux atours symphoniques. Toutefois, il faut attendre 2007 pour que les 2 artistes donnent une suite à ce premier album, le fabuleux Blackfield II (où culminent Miss U et le sublime et magnétique End Of The World, entre autres). Alors en tournée aux USA, le groupe enregistre au Bowery Ballroom un DVD : Blackfield NYC. Welcome To My DNA, sorti en 2011, tout aussi séduisant et mélodique, voit Steven WILSON s'effacer quelque peu, laissant à Aviv GEFFEN le soin de mener à bien l'écriture de ce troisième album, arguant que le projet BLACKFIELD est avant tout celui de ce dernier.

IV est donc le nouvel et bien nommé album de BLACKFIELD, totalisant une courte demi-heure musicale. Composés entièrement par Aviv GEFFEN, mixés comme d'habitude avec excellence par Steven WILSON (présent aussi au chant et à la guitare), où interviennent au chant Jonathan DONAHUE (MERCURY REV), Brett ANDERSON (feu SUEDE, THE TEARS) et Vincent CAVANAGH (ANATHEMA), ces 11 titres s'ancrent de nouveau dans le style développé et déployé depuis les débuts.
Alors même si IV façonne joliment une (Brit) Pop Rock harmonieuse, esthétique et mélancolique (Pills, Lost Souls, Faking), où nous retrouvons la signature des BEATLES (Springtime, Jupiter), l'empreinte d'un COLDPLAY et consorts (X-Ray, Sense Of Insanity, Firefly et son petit côté David BOWIE), une once d'énergie (Kissed By The Devil) ou une intimité éthérée (le court voix / arrangements The Only Fool Is Me), un essai Electro. peu convaincant (After The Rain), je dois avouer qu'il me manque ici l'essentiel : l'inspiration créative et surtout la prégnance émotionnelle des 3 précédents albums. Il me manque cette dimension, cette essence particulière, ces frissons, ce tact qui ont donné à BLACKFIELD cette aura, cette ombre si particulière, qui placent sa musique quelque part en dehors des chemins rebattus de la Pop.

Déçu, certes, mais pas abattu : Aviv GEFFEN nous a montré toute l'étendue de son talent sur l'album Welcome To My DNA. Je considère donc ce IV, somme toute sympathique, comme un manque d'inspiration momentané (pour autre preuve sa brève durée ?), une anémie passagère, avec l'espoir de retrouver à nouveau le BLACKFIELD que j'affectionne
Ben
Date de publication : lundi 14 octobre 2013