17 / 20
28/09/14
The road of bones
IQ
 
Fondé en 1981, IQ est un groupe légendaire du mouvement néo-progressif Anglais, lui-même créé dans les années 80, avec des groupes tels que MARILLION, PALLAS, PENDRAGON ou TWELFTH NIGHT. The Road Of Bones est leur dixième album studio.

Après un silence discographique de cinq années, The Road Of Bones marque les retours de Paul COOK à la batterie et de Tim ESAU à la basse. Il ne manque que Martin ORFORD (claviers) pour avoir le line-up originel de Tales From The Lush Attic (1983) et The Wake (1985), leurs deux premiers albums. Assez difficile d'accès, The Road Of Bones ne s'apprécie pleinement qu'au bout de plusieurs écoutes.

L'album se divise en deux parties : le premier CD est constitué de titres de progressif "classique" et est disponible comme album simple. Un deuxième CD de "bonus" est également proposé. N'hésitez pas à vous procurer la version double CD, qui complète parfaitement le tout.

L'album commence avec From The Outside In, un titre puissant avec un rythmique imparable, des nappes de melotron / synthétiseur et des solos de guitare incisifs. La voix de Peter NICHOLLS est toujours intacte après 30 ans, alternant puissance et intimisme. Les changements d'atmosphère s'effectuent allègrement au cours des 7 minutes du morceau.

The Road Of Bones relate l'histoire d'un tueur en série. Après un long passage atmosphérique rythmé par la basse de Tim ESAU, la batterie de Paul COOK, les nappes de claviers de Neil DURANT, cette chanson portée par la voix mélancolique de Peter NICHOLLS passe du calme à une tempête musicale servie par des orchestrations reflétant le travail énorme accompli par les musiciens.

Without Walls est une épopée épique de plus de 19 minutes rappelant par moment le GENESIS des années 70 d'une part par les sons fantomatiques des claviers et d'autre part par les solos de guitare. Les passages calmes cèdent leur place à des passages plus énergiques, flirtant parfois avec le Heavy Metal, malgré le son de la guitare mixé un peu en retrait.

Ocean est le titre le plus court du CD, avec presque six minutes au compteur. C'est une jolie mélodie calme dans le meilleur style progressif.

L'album se clôt avec Until The End, un titre de 12 minutes aux multiples facettes. Cette chanson semble être une suite de Subterranea, en un peu plus dense et avec un tempo plus lent. L'influence de Steve HACKETT sur Michael HOLMES (guitare) s'apprécie pleinement sur ce titre.

Cette chronique pourrait s'arrêter ici, mais il existe une version de The Road of Bones avec un deuxième CD de "bonus" que je vous conseille d'acquérir.
Ce deuxième CD est plus expérimental. IQ flirte avec des sonorités inattendues comme des boucles électro, des passages de basse plus touffus (le très Floydien Ten Million Days), du banjo sur Fall and Rise (!) et des rythmiques plus dynamiques (Knucklehead, 1312 Overture). Après avoir écouté le premier CD, les six titres supplémentaires surprennent agréablement, avec leurs nouvelles sonorités plus fouillées. Plutôt qu'un bonus, ce disque est pour moi complémentaire et fait de The Road of Bones un double CD.

Sans sombrer dans l’auto-parodie, The Road Of Bones réussit à être aussi sombre que l'album Ever (1993) et presque aussi accrocheur que le double Subterranea (1997) qui reste mon album préféré à ce jour. Je considère ce nouveau double CD (la version simple CD est trop classique) comme le Docteur Jeckyll et Mister Hyde de IQ : deux disques différents mais complémentaires donc indispensables. Son seul défaut est le mixage en retrait de la guitare, les claviers étant parfois un peu trop envahissants.

Track list :
CD 1 :
1 - From the Outside in
2 - The Road of Bones
3 - Without Walls
4 - Ocean
5 - Until the End
CD 2 :
1 - Knuckehead
2 - 1312 Overture
3 - Constellations
4 - Fall and Rise
5 - Ten Million Demons
6 - Hardcore
Web-Maestro
Date de publication : dimanche 28 septembre 2014