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20/04/17
Chaos + bliss
THE ONE HUNDRED
 
Remarqué dès ses débuts en 2014 / 2015 avec Subculture, son premier EP 6 titres (cliquez ici), THE ONE HUNDRED s’est taillé depuis une réputation solide, entre autre avec ses concerts explosifs. Ce jeune quatuor anglais, formé par Jacob FIELD, Tim HIDER, Phill KNELLER et Joe BALCHIN, délivre donc en ce début de printemps 2017 un album attendu, Chaos + Bliss. Ces 12 nouvelles compositions font logiquement suite aux 6 de Subculture, et dont j’en disais déjà tout le bien le 05 décembre 2015 :
« La musique de THE ONE HUNDRED est la fusion, le rapprochement de plusieurs styles en une entité sonore tout à fait personnelle, singulière. Les 4 musiciens jonglent avec brio entre le rap US, le hip hop, l’électro., le rock, le hard / metalcore et le death ... ».
« Ce brassage éclectique de styles pourrait être indigeste, mais ici, l’ensemble « fonctionne » incroyablement bien, avec un brin de folie frais, réjouissant et une énergie folle. Les passes d’armes entre ces styles sont incessantes, le phrasé rap cédant la place à un chant hurlé, puis death (ou dans l’autre sens), l’électro. se fondant dans un déluge rythmique détonnant, accompagné par des guitares rageuses. Puis retour au rap, parfois plus ou moins agressif dans son élocution».
« Et ainsi de suite… Force est de constater que l’adhésion est totale, la cohérence maîtrisée. Bien sûr, l’empreinte des aînés (RAGE AGAINST THE MACHINE, LIMP BIZKIT, FAITH NO MORE…) se fait indéniablement sentir tout long de ces 6 titres, ou plus récemment celles des américains de P.O.D. ou HOLLYWOOD HUNDED par exemple. Mais THE ONE HUNDRED a su digérer toutes ces influences et imposer sa marque artistique ».

Voilà, certes je me plagie, mais Chaos + Bliss suit au millimètre près la voie initiée, amorcée par Subculture, puis largement tracée par les représentations live du groupe. Cependant, ces 12 nouvelles compositions donnent à entendre une maturité gagnée sur le dynamisme « juvénile » frais et réjouissant déployé par le quatuor. Les nuances stylistiques me semblent aussi moins marquées. Et l’énergie s’enlise, se transforme parfois en une agressivité impitoyable, tellurique, le chant se faisant le plus souvent « screamé » tout au long des 42 minutes, hurlé dans ses passages metalcore / hardcore.
Il n’en reste pas moins que cette fusion explosive se laisse somme toute apprivoisée, offrant quelques bulles d’oxygène reposantes à travers un chant féminin (Boomtown), une empreinte mélodique éclatante (Monster) ou bien encore une ambiance pop (Who We Are Now).

Monster Live : cliquez ici

Chaos + Bliss :
01 : Dreamcatcher – 02 : Monster – 03 : Disengage – 04 : Dark Matters – 05 : Fake Eyes (Interlude) – 06 : Hand Of Science – 07 : Boomtown – 08 : Blackjack – 09 : Retreat – 10 : Who We Are Now – 11 : Chaos + Bliss – 12 : Feast
Ben
Date de publication : jeudi 20 avril 2017