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01/10/2018
Uncomfortableness
REBELHOT
 
Une fois n’est pas coutume, avec REBELHOT, quatuor italien ancré dans les racines rock des 70’s, la musique proposée sera un mélange de rock, de blues avec même une pointe de funk. Leur 1er album éponyme est sorti en 2016 avec Jason PETTERSON (CRY OF LOVE) en invité spécial et masterisé par Alessandro DEL VECCHIO. Ensuite les Italiens avaient tourné en compagnie de Y & T, THE DARKNESS, Joe Lynn TURNER, THE QUIREBOYS, AUTOGRAPH, SKINNY MOLLY, pour ne citer que les principaux. En cet automne 2018, voilà que les musiciens nous gâtent avec un second album intitulé Uncomfortableness, produit par le groupe lui-même et enregistré, mixé, masterisé par le guitariste Paul MAINETTI.

Il est clair d’entrée avec How Is Elvis que l’ambiance résolument 70’s va régner sur cet album, qui sera un voyage fort agréable dans le temps, et fera revivre pour l’auditeur nostalgique les sonorités d’alors. La précision instrumentale, alliée à la voix très 70’s (encore !) de Husty, le vocaliste de ce combo épatant, fait frémir ensuite sur le très rock blues Hey Mama, je me surprends même à taper du pied ! La musique de REBELHOT parfaitement maîtrisée est vraiment l’expression de ce rock huilé, faisant penser aussi au rock sudiste américain des LYNYRD SKYNYRD ou BLACKFOOT parfois, sans plagiat ni redite, mais avec fraîcheur et bien enraciné dans ce passé avec force et innovation.

Le rock très 70’s et très finement distillé par REBELHOT est vraiment le principal propos de cet album au titre imprononçable : ici point de riffs énormes mais beaucoup de subtilités guitaristiques comme sur High Heels, Hot Wheels, au demeurant remarquable, c’est une musique chaude et bien dosée que déverse ces sacrés Italiens. Sunday Morning se veut plus remuant et assez blues aussi, avec un peu plus d’énergie, et donne un peu de rythme à cet ensemble plutôt cool (cliquez ici).

Les titres sont plutôt courts (moins de 4 minutes) mais incisifs, au relent 70’s toujours très prononcé, avec de la diversité mélodique comme sur Mad Train, très blues aussi et remarquable au niveau instrumental. Les Italiens de REBELHOT ont vraiment cette musique spécifique dans la peau et s’expriment au mieux par leur talent, leur engouement et leur forte implication sur chaque titre. Le classic rock de REBELHOT fait des ravages sur Keep On Keepin’ On, un des titres phares de ce Uncomfortableness, bigrement bien balancé et au rythme entêtant. Même si les derniers titres de l’album sont plus passe-partout (Soul Stealer, Stand Up), les musiciens restent dans la même lignée musicale et délivrent leur rock de façon spontanée et sans faux écart de genre.

En somme un vrai voyage dans le passé très nostalgique d’ailleurs mais d’une grande qualité artistique au final : absolument délicieux !!!
rebel51
Date de publication : lundi 1 octobre 2018