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10/03/19
The end machine
THE END MACHINE
 
Quand trois ex DOKKEN se réunissent, il ne peut y avoir de surprise sur la teneur de ce THE END MACHINE.
Les Jeff PILSON, Mick BROWN et George LYNCH nous avaient déjà fait le coup en 2012 avec TN et son Slave To The Empire avec Jeff au chant. Ils avaient même poussé le mimétisme en réinterprétant cinq classiques de DOKKEN. Ici ce n'est pas le cas et les ressemblances avec leur ancien groupe sont en fait moins marquées. Je retrouve tout de même l'esprit de DOKKEN sur la façon d'aborder les refrains, hyper mélodiques avec des chœurs travaillés. En fait c'est plus du coté du son de TN, d'un LYNCH MOB et de ce Hard US un peu bluesy qu'il faut se tourner. Le choix de Robert MASON (ex LYNCH MOB, WARRANT maintenant) pour y tenir le rôle de vocaliste s'avère plus que judicieux. Sa prestation est remarquable et il fait presque oublier les solos vertigineux de George LYNCH c'est dire !
Le processus de composition des trois ex-DOKKEN et de Robert donne un résultat brillant et ce THE END MACHINE a largement de quoi contenter l'amateur de hard rock mélodique américain. Leap Of Faith qui démarre ce disque, est un mid tempo comme beaucoup d'autres titres d'ailleurs. Ce morceau peut être un peu sombre joue sur un son moderne, une rythmique discrète et une mélodie obsédante. Le solo de George LYNCH en est même lancinant et il n'a rien perdu de sa virtuosité. Plus rythmé Hold Me Now, au refrain très millimétré avec des chœurs qui rappellent DOKKEN. La section basse, batterie y prend une place importante. George LYNCH lâche un solo brillant et différent de ce qu'il peut proposer habituellement. Sur cet album, je trouve que l'américain affine son jeu, le développe. Cette évolution se ressent même si sur un No Game, son style se fait encore bien classique. Ce morceau plutôt tendance hard blues est super agréable. Le refrain abouti et la voix superbe de Robert MASON sont un régal. Le mid tempo Bulletproof se veut proche des racines et du son des années soixante dix. Ceci n'empêche pas un refrain bien pêchu. Robert MASON a la voix pour ce genre d'exploration musicale. Le nerveux Ride It fait souffler un vent bien rock sur la composition. Un break acoustique intelligent vient enrichir l'ensemble. George LYNCH y exécute un fougueux et fabuleux solo. Le mélange acoustique, électrique sur le très bluesy Burn The Truth rajoute à l'aspect envoûtant de ce morceau. En entendant le solo éblouissant, je me laisse prendre au jeu. Hard Road est un gros hard US là aussi près des racines du genre. Le refrain soigné est cependant un plus pour ce hard rock mélodique musclé. Alive Today est un parfait compromis entre la rythmique soutenue à la LYNCH MOB et le refrain presque FM à la DOKKEN.
Ce Line Of Division plus classique Hard US est un titre bien entraînant comme son refrain. Vraiment les américains ont insisté sur ce point pour accrocher l'auditeur.
La ballade de plus de six minutes Sleeping Voices sent les années soixante dix et elle est franchement réussie. Une belle nostalgie bienfaitrice ! Rythmé, riffs seventies Life Is Love Is Music me plonge encore dans un hard Us un peu mélancolique. Le refrain enjoué relève la composition, finalement très riche avec ce passage quelque peu progressif. Le solo est limpide, fluide, en un mot somptueux. THE END MACHINE sort l'album que j'attendais au vu des musiciens présents, certes très classique mais tellement bien fait et pensé. Les prouesses de George LYNCH et Robert MASON sont les gros atouts de ce disque.

Alive Today : cliquez ici

Burn The Truth : cliquez ici
Laudrome26
Date de publication : dimanche 10 mars 2019