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27/10/19
Close beauty
Jan AKKERMAN
 
Ayant fait ses premières armes au sein de BRAINBOX, le guitariste hollandais Jan AKKERMAN accéda à la reconnaissance, tant critique que publique, au cours des années 70, au sein de FOCUS, formation de Rock progressif qui rencontra un certain succès dès 1971 avec la sortie de son second album, Making Waves. En parallèle, il initia dès la fin des années 60 une fort prolifique carrière en solo qui prit son plein essor après son départ de FOCUS en 1976 et qui se poursuit encore de nos jours, comme en témoigne la parution de ce Close Beauty (19ème album solo en studio, sauf erreur de ma part !).

Premier constat : le bonhomme n'a rien perdu de son impressionnante capacité technique, ni de son doigté ; ses interventions demeurent ciselées, extrêmement précises et incisives, éminemment techniques. Second constat : à ce stade de sa carrière, Jan AKKERMAN n'a pas besoin de prouver sa valeur et, par voie de conséquence, il fuit la pure démonstration virtuose pour se mettre au service des compositions et de leurs ambiances. Troisième constat : les morceaux de cet album ne se rattachent pas à un style musical en particulier et piochent allègrement à droite et à gauche.

Intégralement instrumentales, les douze compositions de Close Beauty offrent un panel passablement diversifié d'ambiances, comme autant de tableaux rendant compte de paysages et d'atmosphères rencontrés par l'artiste. Jazz Fusion, Blues Rock, Flamenco, Folk, musique classique, New Age, on assiste à un florilège de tendances, toutes au service des compositions et, surtout, des émotions, des sensations.

Au rayon des critiques, on peut trouver des arrangements de synthétiseurs trop datés dans leurs textures, rappelant certains rendus filandreux des années 80. La batterie aurait également gagné à recevoir un traitement plus ample, moins sec. D'une manière générale, la mise en son, certes limpide mais relativement clinique, renforce les ambiances les plus nostalgiques et languides mais s'avère parfois trop uniforme pour rendre pleinement justice à l'ensemble des variations subtiles.

Cela dit, les mordus du maestro seront bien entendu les premiers à adhérer à cet album, de même que les aficionados d'Al di MEOLA ou de la veine la plus subtile et atmosphérique de Joe SATRIANI pourront amplement satisfaire leurs penchants techniques et émotionnels. Il ne reste qu'à remercier Jan AKKERMAN de préserver un niveau technique évident et de demeurer avant tout sensible aux émotions.

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Alain
Date de publication : dimanche 27 octobre 2019