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07/12/08
No one's words
EPHRAT
 
No One's Words est le premier album d'EPHRAT, groupe israélien composé de son géniteur Omer EPHRAT (guitares, claviers et flûtes), de Lior SEKER au chant, de Gili ROSENBERG à la basse et de Tomer Z à la batterie (seul artiste du groupe qui m'est connu à ce jour car officiant au même poste dans BLACKFIELD). Un voyage vers l'inconnu ? Pas tant que cela, car Steven WILSON a mixé et masterisé l'ensemble. Et cela s'entend. Tout comme au niveau des influences ou PORCUPINE TREE se taille la part du lion tout au long de l'album (et plus particulièrement sur l'instrumental Blocked).

The Show ouvre l'album avec sa face sombre, lourde ou les guitares puissantes aux sons Métal alternent avec les passages acoustiques. De nombreux breaks appuient ce sentiment de lourdeur. Des instruments comme la flûte et les percussions habillent le titre d'ambiances moyen-orientales. Ambiances que nous retrouvons au gré des six titres de l'album ou s'ajoutent de la trompette, du trombone...
Suit Haze qui voit la participation au chant de Petronella NETTERMALM du groupe PAATOS. Voix "traficotée" ou naturelle, sur fond de grosses guitares et de rythmique lourde, elle chemine à travers les breaks qui cassent l'harmonie de la composition. Je dois avouer que je suis un peu mal à l'aise avec ce genre de composition !
Sentiment identique avec Better Than Anything, titre plus bigarré, qui lui aussi oeuvre dans le lourd, aux portes du Métal Progressif.
Heureusement, un bol d'air plus frais (hum, tout est relatif...) arrive avec The Sum Of Damage Done, chanté par Daniel GILDENLÖW, de PAIN OF SALVATION. Alliant douceur acoustique et énergie électrique, ce titre sonne comme du... PAIN OF SALVATION. A mi-morceau, AYREON (Into The Electric Castle ou The Human Equation entre autres) s'invite avec ses nappes de claviers, ses guitares acoustiques et cette voix narrative. La ligne mélodique de ce titre n'est pas dépourvue de charmes !
Le plat de résistance est pour la fin : Real et ses presque 19 minutes. Et qui rassemble tout ce qui a été évoqué ci-avant. Ce titre fleuve, ou les ambiances s'enchaînent, s'imbriquent, passant d'un Métal Progressif pur jus à du PORCUPINE TREE, voire du A.C.T (au début du titre) en impose et nous entraîne un peu plus dans le monde plus ou moins sombre d'Omer. Un titre purement progressif et moderne dans le bon sens du terme !

No One's Words s'avère finalement comme toutes les oeuvres de ce genre musical. Des écoutes répétées sont nécessaires pour en percevoir toutes les subtilités... Et éviter de passer à côté d'un bon album à défaut d'être exceptionnel. Voilà qui est dit !
Ben
Date de publication : dimanche 7 décembre 2008