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Chronique
CITY WEEZLE - N°2

Style : Prog Heavy / Prog Metal / Prog Rock
Support :  MP3 - Année : 2021
Provenance du disque : Reçu du groupe
8titre(s) - 58minute(s)

 (19/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 30/01/2022
Drôle de bouillon de culture(s)
C’est l’histoire d’un irlandais, d’un français, d’un allemand et de deux japonais qui ont deux points communs : la maestria instrumentale ou vocale et un joli grain de folie.

Fondé en 2006 par l’irlandais Simon FLEURY, CITY WEEZLE cultive un style très personnel déjà matérialisé par Taboo (LP – 2010) et Lysergic Tea Party (EP – 2013). Après une mise en sommeil du projet, Simon remodèle le groupe en 2016. Cela a pris un peu plus de temps que prévu mais un second album long voit le jour fin 2020 sous un titre saisissant : N°2.

Croyez-moi, c’est un sacré bouillon de cultures que le renard nous sert sur un plateau !... tout du moins, c’est ce que pourrait nous laisser croire le recto de la couverture (mais pas le verso – teasing !) Sous l’étiquette « prog d’avant-garde », il s’agit en réalité d’une fusion de rock, metal, punk, opéra, jazz, valse… ou, d’un incessant combat entre puissance, fun et complexité.

A l’écoute de l’album, les références musicales se bousculent dans ma tête, je citerai en vrac : PRIMUS, QUEEN, Devin TOWNSEND, Franck ZAPPA, George GERSHWIN, MAGMA, Tex AVERY... le tout sur une production limpide et délirante signée Gautier SERRE Alias IGORRR.

Que d’émerveillements et que de surprises !

Ce Captain Introspective qui commence par des claviers très légers bousculés par un riff plombé et un chant syncopé – je kiffe !

The Underground Europe part comme un morceau d’opérette et vire au heavy metal pour mieux t’enfoncer dans la tête une vision acide du contrat social à coup de blast-beat débouchant sur un orgue d’église. Totalement surréaliste, mais en parfaite cohérence avec les paroles.

Que dire du Maestro Mafioso qui oscille entre la dolce vita et l’American dream sur fond de couteaux que l’on aiguise, et avec un Simon FLEURY époustouflant en chanteur-caméléon ? Ne rien dire, apprécier seulement les voltefaces hallucinantes et le délicieux solo final.

La gigue cramoisie (Crimson Jig) est un instrumental de haute voltige qui me laisse comme deux ronds de flanc : basse ronflante, percutions qu’il serait dangereux de vouloir imiter à la maison, tension dramatique de la mélodie. Encore une fois, il ne faut pas chercher à comprendre mais juste se laisser embarquer et admirer le paysage au fil de ce ruisseau de montagne que l’on n’entend qu’à la fin.

Rythme heavy, vocaux délirants, She’s A Stomper donne une nouvelle fois dans la folie mais sur un mode très pachydermique. Une immersion dans un club de jazz poisseux vous attend au tournant d’Even Weezle’s Get The Blues. Excellente liaison avec Eskimo Pie qui offre une jolie mise en abîme de la situation à la fin avec Alex et Simon en train de travailler les accords du morceaux qu’ils viennent d’interpréter.

Sur 10 minutes, une partie de Cluedo haute en couleur vient clôturer l’album de manière magistrale. Les bascules entre légèreté, folie meurtrière et mystère sont indescriptibles ou alors ça vient de moi… hum ! Probablement.

En tout cas, selon moi, ce qu’il convient de retenir de l’album, c’est avant tout son insondable richesse. Impossible d’entendre deux fois de suite un morceau de la même manière, chaque écoute révélant de nouvelles subtilités. Et les paroles sont du même tonneau ! La majorité du temps, lorsque j’analyse les textes, je me retrouve soit face à un mode d’écriture narratif et réaliste, soit face à une poésie plus libre et onirique. Sur N°2 j’ai droit à un joyeux panachage des deux modes, et parfois à l’intérieur-même des morceaux.

Ce N°2 est un album hors du commun qui élève la culture du paradoxe au niveau d’Art. Je le recommande vivement à tout auditeur ayant une certaine ouverture d’esprit.

PS – Autre recommandation : se procurer un support physique de l’album car le livret vaut aussi son pesant de cacahuètes grâce aux textes et au travail conjoint de David LEGOUGUEC (couverture) et Colin BOLDER (illlustrations).

***


CITY WEEZLE est composé de :
- Simon FLEURY alias The Vocal King : chant , guitares, banjo ;
- Kengo MOCHIZURI alias Bass Samurai : basse ;
- Ai UCHIDA alias Drum Ninja : batterie ;
- Alex STEINBISS alias Wunderkind : claviers, piano ;
- Pierre SCHMIDT alias euh… Pierre SCHMIDT : guitare.

***


Quelques extraits de N°2 :
- Captain Introspective : Clique ici !
- Underground In Europe : Clique ici !
- She’s A Stomper : Clique ici !
COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur la chronique et sur l'album
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Alain Le vendredi 4 février 2022
Album effectivement exceptionnel : énorme découverte !
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