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04/03/09
Molecular heinosity
DEREK SHERINIAN
 
Surnommé, je cite, le Caligula des claviers par Alice COOPER lui-même, Derek SHERINIAN est devenu au fil des années un claviériste majeur de la scène Métal au sens large du terme.
Des groupes comme DREAM THEATER, PLATYPUS ou des artistes comme Billy IDOL, Alice COOPER et bien d'autres encore (projets, participations, etc...) ont fait appel à Derek aux doigts d'or et ses claviers ! De son côté, il a fondé PLANET X et produit 5 albums sous son nom (Inertia en 2001, Black Utopia en 2003, Mythology en 2004 et Blood Of The Snake en 2006) dont le dernier-né en 2009 : Molecular Heinosity. Il s'est de nouveau entouré de musiciens expérimentés, dont certains ont déjà oeuvré avec lui : Zakk WYLDE (guitares / chant), Brian TICHY (guitares / batterie), Rusty COOLEY (guitares), Tony FRANKLIN (basse) et pour finir Virgil DONATI (batterie). Le décor étant planté, reste à barbouiller la toile.

Sur fond instrumental Jazzy-Rock Fusion, l'album débute par Antarctica puis Ascension et les 8 minutes de Primal Eleven, trois titres qui s'enchaînent au gré de fines mélodies, ou la basse est superbe et la rythmique plus fluide, les guitares et les claviers se donnant la politesse sans jamais s'étouffer mutuellement.
Puis vient le temps où l'orage gronde et où souffle puissance et énergie (Wings Of Insanity, Frozen By Fire). Plus "Heavy" dans l'ambiance, avec une rythmique plus lourde, les guitares prennent le dessus sur les claviers, réduits à la portion congrue ! Du Métal Fusion instrumental, appellation non contrôlée ! Une petite pause avec The Lone Spaniard et c'est reparti pour du "lourd" : Molecular Heinosity et son Molecular Intro. L'album se termine par les sept minutes de So Far Gone. Ce titre est le plus "progressif" de l'album par sa construction, où Zakk vient poser sa voix sur des ambiances lourdes (presque noires), aux touches arabisantes. Les passages lents et plus calmes alternent avec les passages furieux et pesants. Intriguant mais pas dépourvu de charme !
La production est comme d'habitude excellente, avec me semble-t'il un léger glissement plus compact après les trois premiers titres.

Classieux mais sans grandes surprises, il faut bien l'avouer, Molecular Heinosity fait logiquement suite aux 4 précédents albums estampillés Derek SHERINIAN. Et s'ajoute sagement à sa bible discographique épaisse comme l'Encyclopédie Universelle !
Ben
Date de publication : mercredi 4 mars 2009