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Chronique
MAUSOLEUM GATE - Into a dark divinity

Style : Epic Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2017
Provenance du disque : Reçu du label
6titre(s) - 41minute(s)

Site(s) Internet : 
MAUSOLEUM GATE FACEBOOK

Label(s) :
Cruz Del Sur
 (17/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 15/09/17
Franchissez la porte !
En 2014, le premier album de ce quintette finlandais avait reçu un accueil positif, sans plus (relire : cliquez ici). Le fait est que nous n'attendions pas le second album de MAUSOLEUM GATE avec une impatience particulièrement marquée, surtout après avoir noté que le groupe persistait dans ses choix esthétiques douteux en matière d'illustration ! Cependant, au bout du compte, non seulement Into A Dark Divinity montre un groupe en plein progrès mais il constitue une des bonnes surprises de cette rentrée.

Il n'y a pas que le démon coloré de la pochette qui est demeuré égal à lui-même, le spectre d'inspiration du groupe demeure encore et toujours bloqué dans les années 70, avec un léger débordement au tout début des années 80. Outre les guitares, l'instrumentation est dominée par des claviers très présents, avec uniquement des sonorités vintage : MiniMoog, Kong, Hammond, Mellotron. Si sur les deux morceaux les plus nerveux (Burn The Witches At Dawn et Horns), l'interaction entre guitares et claviers rappellent quelque peu les grandes heures de DEEP PURPLE, sur les titres plus lents, plus lourds et surtout plus nuancés, les références deviennent moins évidentes et plus éclatées : KING CRIMSON, COLOSSEUM, BLACK WIDOW, BLOODROCK (pour son lugubre D.O.A), ALICE COOPER (pensez au tout aussi sinistre Black Juju)...

Il faut dire que la durée respectable de certains titres permet de caser pas mal de séquences différentes, avec des colorations complémentaires mais contrastées. Ainsi, Condemned To Darkness (9'24) débute paisiblement et solennellement (des réminiscences du tout premier MAGNUM) ; après quoi, les riffs et la rythmique entrent en jeu en mode rampant, avec un excellent refrain ; dans le dernier tiers, la guitare enquille un superbe solo jazzy sur une rythmique féline (le genre d'exercice que l'on pouvait entendre chez SANTANA).

Des guitares acoustiques introduisent le titre Into A Dark Divinity (10'39), avant qu'intervienne la voix claire et grave, au débit très articulé, presque emphatique. Piano et claviers se glissent subrepticement dans ce doux cheminement, la tension monte doucement jusqu'à ce que des solos de guitare viennent dialoguer. Dans la dernière ligne droite, des chœurs (sûrement joués au Mellotron) viennent épaissir encore un ensemble qui, pourtant, ne dérape pas dans l'accélération et l'éruption dure. D'ailleurs, le morceau se clôt sur quelques notes de guitare acoustique, suivies de quelques bruitages de claviers.

Avec ses 10'42, le titre Apophis domine cet album. Sur un tempo lent, des claviers angoissants, rejoints par un riff lourd et par une rythmique pesante composent un ensemble menaçant et hypnotique, que le chant toujours clair et théâtral renforce plus qu'il ne l'atténue. On évolue clairement dans un registre proto-Doom de la meilleure espèce. Vers le milieu, des bruitages Space Rock injectent une dose de psychédélisme, avant que des claviers-chœurs et un solo de guitare plein de wah wah n'élèvent le tout vers les cieux. La tendance Space s'accentue encore dans le dernier quart de la composition, avec une tendance PINK FLOYD (époque Atom Heart Mother et Meddle). Une rafale de riffs sévères et un emballement relatif du tempo siffle la fin du trip et propulsent tout ce joli monde dans une cavalcade à l'intensité proprement Hard. Pour le coup, dans cette dernière séquence, le chanteur pousse sa voix, part un peu dans les aigus et cela lui va bien aussi.

MAUSOLEUM GATE pratique merveilleusement un mélange de Hard Rock, de Heavy Metal, de Rock progressif, avec des touches Space Rock et Rock psychédélique. Le résultat est théâtral, gothique et puissamment expressif. Sûrement le groupe a-t-il vendu son âme à quelque sombre divinité pour parvenir à un tel pouvoir attractif...

Vidéos de Solomon's Key (cliquez ici) et de Condemned To Darkness (cliquez ici
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