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Chronique
SNAKEYES - Metal monster

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2017
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 56minute(s)

Site(s) Internet : 
SNAKEYES WEBSITE

Label(s) :
Auto Production
 (17/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 03/01/18
Un album vraiment très électrisant...
Le pays de Don Rodrigue et Don Quichotte est l’une des contrées européennes les plus heavy metal qui soit sur notre bon vieux continent. Et depuis plus de trente ans, les espagnols délivrent à qui n’en veut de l’électricité et de la puissance à travers une légion d’excellentes formations plus ou moins reconnues, telles que BARÓN ROJO, MURO ou OBÚS, pour ne citer que les plus influentes sur la péninsule ibérique. Entre temps, d’autres groupes plus jeunes se sont mis à imiter leurs aînés. Comme TIERRA SANTA ou, plus récemment, SNAKEYES, dont les musiques donnent un sérieux coup de jeune à ce style millésimé et rendent hommage à leurs idoles.

D’ailleurs, le titre du nouvel album de SNAKEYES en est une indication flagrante en même temps qu’une déclaration d’intention du quatuor, qui a pour ambition de se frayer une place de choix parmi les ténors du genre. Metal Monster pourrait, donc, avoir une double signification. Cela dit, vu l’énorme production et la qualité à la fois des compos et de l’interprétation, il ne serait pas étonnant de voir le combo andalous rejoindre le peloton de tête des hordes d’instrumentistes nouvelle génération très rapidement.

Déjà que leur tout premier opus, Ultimate Sin, avait placé la barre très haut, les natifs de Cádiz n’étaient pas certains de pouvoir dépasser ce palier élevé. Pourtant, ils y sont presque arrivés. Selon votre journaliste préférée, ils sont a minima parvenus à égaler leur debut-album et ce n’est pas si mal, en fin de compte, surtout si l’on compare leur parcours avec celui de leurs collègues d’autres provinces voisines ou au-delà des frontières de leur état d’origine. Ou presque...Puisque le vocaliste Cosmin AIONIŢĂ est roumain et exerce aussi son talent « halfordien » dans son autre formation 9.7 RICHTER, elle aussi bucarestoise.

Plutôt que de partir sur quelque chose de différent, les quatre virtuoses ont préféré conserver une formule déjà maintes fois éprouvées mais terriblement efficiente. Un heavy metal mélodique teinté de power costaud. Un poil proche de ce que fait un certain PRIMAL FEAR, dont SNAKEYES s’inspire fortement. Ponctuellement, toutefois, la musique du quartet lorgne vers des horizons légèrement plus sombres, du moins plus virils, à la manière d’un JUDAS PRIEST des eighties. D’ailleurs, sans me tromper, ces deux grands groupes sont les influences majeures de SNAKEYES.

Quand vous jetez une oreille sur, au hasard, Metal Monster ou Sign Of Death, vous aurez vite compris ce dont il est question. Car il est réellement impossible d’éviter la comparaison avec les deux formations britannique et outre-Rhénane que je viens de citer. Le morceau éponyme étant, au choix, une resucée de Mind Control ou un clin d’œil appuyé à ce tube qui a fait la renommée de la compagnie à Mat SINNER et Ralf SCHEEPERS. Tout comme certains passages de Sign Of Death qui rappellent Evil Spell des teutons.

Bref, dès Into The Unknown, le ton est donné : SNAKEYES est incisif à souhait, aussi acide que le Painkiller de JUDAS PRIEST, mais tout aussi mélodique que le Seven Seals des germains de PRIMAL FEAR. Ce brassage est aussi intéressant que savoureux. Comme le confirme le musclé Evolution et ses rythmiques thrashy sur les ponts avant les refrains. La formation est carrée comme une horloge suisse qui n’est jamais en retard contrairement aux trains de la SNCF. Cosmin et les autres sont égaux à eux-mêmes. Ils donnent tout ce qu’ils ont et ne faiblissent jamais dans leur jeu à l’allemande. Par moments, d’autres noms me viennent à l’esprit à l’écoute de ce titre bien burné. PARAGON ou sinbreed, voire WIZARD, par exemple, ceci à cause du son quasiment similaire à celui que l’on retrouve sur les réalisations phonographiques des groupes précités. En tous cas, j’adore le bruit de fin de cette seconde piste qui m’évoque le cri du tyrannosaure dans l’une des ultimes scènes du premier volet de la saga Jurassic Park. (Point Of) No Return est sans aucun doute le morceau le plus pop sur Metal Monster et, de ce fait, le moins mémorable. Et voilà que l’une de mes chansons favorites fait son apparition. Cyberkiller est une pépite brute de décoffrage. Le heavy metal contemporain dans toute sa beauté avec ses envolées guitaristiques, cette basse cavalière et cette batterie tout en syncopes. Du nectar à mes yeux. Et pour mes esgourdes, bien évidemment. Car il est extrêmement ardu d’écouter avec ses globes oculaires. A moins que la médecine ait fait des progrès en ce sens, ce dont je ne suis pas au courant malgré mes lectures périodiques de magazines scientifiques français et anglophones. Cosmin AIONIŢĂ se permet quelques pérégrinations vers les notes les plus aigues tout en y ajoutant une pointe d’agressivité comme le ferait Rob HALFORD sur Screaming For Vengeance. Mais, ces divagations sont assez rares tout au long de l’album. Dommage. Mais, le vocaliste a, finalement, bien fait d’éviter d’en faire trop. Cela dit, quand il monte de plusieurs octaves, il le fait magistralement. Sur Metal Monster, par contre, le fait d’entendre les mêmes mélodies et les mêmes structures rythmiques que celles de Mind Control est assez choquant. Plagiat ou coïncidence ? Volonté de désigner PRIMAL FEAR comme un monstre sacré du metal ? A vous de voir, car il ne m’appartient pas de juger les choses en l’état, d’autant que je n’ai pas eu l’occasion d’en discuter avec les intéressés.

La seconde partie du disque ne manque toujours pas de piquant. Edge Of The World ne laisse planer aucun doute là dessus avec ses très gros riffs d’intro et d’outro, de même que le vitaminé Sign Of Death, durant lequel Cosmin se lâche totalement, avant que celui-ci ne cède sa place à l’imposant et belliqueux Facing The Darkness, qui donne le frisson, et ses suivants, le trio infernal – Your Own Shadows, Circus Of Fools et ses screams prédateurs et surtout l’épique Rise Up (The Red Plague) et ses huit minutes de pure adrénaline qui débute calmement avec un duo basse/batterie sexy avant de continuer en trombe dans une frénésie cyclonique -, qui referme plaisamment cet ouvrage monumental.

SNAKEYES est sur le point de devenir une valeur sûre du heavy power metal européen grâce à sa capacité à sortir des sentiers plusieurs fois battus par ses compatriotes d’aînés, pareillement que l’autre représentant du même style qu’est VHÄLDEMAR sur le territoire espagnol. Le quatuor vient de confirmer son talent et d’offrir aux metalheads un album tout simplement génial, sans pour autant être original. Mais, il a au moins le mérite de botter les fesses et de rafraîchir de la plus belle des manières qui soit une scène ancrée dans les années 80, de la magnifier et de la démocratiser aux côtés de PRIMAL FEAR et consorts. Si Ultimate Sin n’était qu’une mise en bouche, Metal Monster est assurément le plat de résistance. Si SNAKEYES continue sur sa lancée, d’ici quelques années nous aurons droit à une pièce montée étonnante et délicieuse en guise de dessert. Ce Metal Monster possède en lui une dynamique purement germanique ainsi qu’une ambiance de fond britannique. Ce qui donne à cet opus une coloration assez spéciale, voire unique. Du moins, à ma connaissance. Cette régularité d’aloi entre Ultimate Sin et Metal Monster doit être soulignée, car peu d’élus ont réussi à tenir bon qualitativement parlant entre deux albums consécutifs. Surtout cette dernière décennie. Ainsi, il serait fantastique pour SNAKEYES d’être plus connu en Europe. Mais, pour cela, il doit éviter certaines erreurs flagrantes (telle ce copier/coller de la trame de Mind Control sur Metal Monster) et persévérer à concevoir des morceaux baraqués sans omettre les mélodies. Et à soigner les illustrations comme celle qui orne le livret ici-même et qui est issue de l’imagination de Francisco GARCÉS. J’espère que, puisque l’adage dit « jamais deux sans trois », que la troisième rondelle portera aux nues cette réunion de jeunes gens aux doigts de fée et à la voix d’or et qu’elle dépassera le niveau de ce Metal Monster électrisant et porteur d’espoir pour la suite de la carrière des musiciens.


Line-up :

Cosmin AIONIŢĂ (chant)
Justi BALA (guitares)
José PINEDA (basse, guitares)
Carlos DELGADO (batterie)


Equipe technique :

José PINEDA (enregistrement, mixage, mastering)
Francisco GARCÉS (artwork, design livret)


Crédits :

SNAKEYES (paroles, musique)


Tracklist :

1) Into The Unknown
2) Evolution
3) (Point Of) No Return
4) Cyberkiller
5) Metal Monster
6) Edge Of The World
7) Sign Of Death
8) Facing The Darkness
9) Your Own Shadow
10) Circus Of Fools
11) Rise Up (The Red Plague)

Durée totale : 56 minutes environs.


Discographie non-exhaustive :

Welcome To The Snake Pit [EP] (2013)
Ultimate Sin (2015)
Mask Of Reality [Single] (2015)
Sign Of Death [Single] (2017)
Metal Monster (2017)


Date de sortie :

Samedi 25 novembre 2017


Metal Monster (Clip officiel) : cliquez ici
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