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Chronique
DRAKKAR - Diabolical empathy

Style : Heavy Metal
Support :  CD - Année : 2017
Provenance du disque : Reçu du label
13titre(s) - 52minute(s)

Site(s) Internet : 
DRAKKAR WEBSITE

Label(s) :
Dooweet Agency
 (16/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 30/12/17
52 minutes de pure adrénaline hybride mêlant mélodies traditionnelles et rythmiques contemporaines...
Trois années après un massif et plaisant Once Upon A Time...In Hell !, l’équipage du DRAKKAR wallon nous revient avec un album à première vue ambitieux tant dans son concept que musicalement, logiquement intitulé Diabolical Empathy, qui nous présente cette fois-ci un décor plutôt lugubre vu la thématique choisie par nos cinq musiciens.

En effet, la bande belge s’est attelée à nous présenter plusieurs compositions toutes liées soit à des oeuvres d’art soit à des destins hors du commun. Dans tous les cas, l’atmosphère a été volontairement pesante et obscure, ceci afin de nous mettre face à nous-mêmes dans le but que nous puissions observer notre part d’ombre comme dans un miroir, puisqu’il est question ici de l’Humanité dans ses nuances les plus ténébreuses.

Comme par le passé, nos voisins qui ont la frite (oui oui, je sais, elle est trop facile celle-là !) se sont adressés à François DEDISTE pour mixer et masteriser leur nouvelle offrande, ce qui leur permet de conserver une certaine continuité dans la production. Ainsi, Diabolical Empathy ne déroge pas à l’identité sonore que DRAKKAR s’est fixé avec son précédent opus. Nous avons, donc, droit à une galette claire et puissante qui dépote comme un couscous qui aurait abusé sur le harissa, un kebab qui se serait douché à la moutarde ou qu’une crème flambée qui aurait carrément forcé sur le whisky. Le quintet a ainsi continué à mettre les petits plats végans dans les grands pour faire plaisir à sa fanbase et, pourquoi pas, s’attirer de nouveaux soutiens parmi les metalheads qui n’auraient pas encore fait sa connaissance.

Musicalement, DRAKKAR garde toujours le même cap et navigue, de ce fait, toujours dans les eaux tumultueuses d’un heavy metal bien costaud, s’infiltrant par moments dans des zones plus groovy ou hardcore, ce qui donne à sa musique encore plus de piquant. Leny s’égosille librement tout au long des treize compos et s’amuse à doubler sa voix, soutenu ponctuellement par Pat et Richy. Les backing-vocals ne sont pas toujours très réussis, du moins ils ne sont pas toujours millimétriques et certains décalages très légers surviennent régulièrement, notamment sur l’excellent Stigmata, qui déroule l’histoire du Padre Pio, prêtre italien capucin ayant vécu durant les 19ème et 20ème siècle et dont la sanctification par l’Eglise Catholique fait polémique car les stigmates dont il était apparemment pourvu n’avaient peut-être pas une origine si miraculeuse qu’il n’y paraissait à première vue. DRAKKAR enchaîne morceaux en mid-tempo et titres plus frénétiques, ce qui rend ce Diabolical Empathy encore plus schizophrénique, les ambiances alternant inopinément entre des paysages nocturnes et des panoramas lumineux, voire festifs, comme sur The Witches Dance. Heureusement, DRAKKAR se concentre préférablement sur des chansons costaudes qui ne font pas de quartier. Ainsi, le combo retrouve la voie d’un heavy/thrash laminoir avec Plague Or Cholera et ne s’arrête pas en si bon chemin. Ben non, pour la formation hennuyère, impossible de ne pas tout péter avec Lucifero Moderno, The Nine Circles Of Hell, Evil Below, The Endless Way ou Hitchhiking Of Pain qui narre l’existence du serial killer Jeffrey Dahmer et qui se trouve, accessoirement, être le premier single de cette troisième véritable rondelle du groupe a avoir fait l’objet d’un clip vidéo. Cependant, ne vous réjouissez pas si vite, les ami(e)s, DRAKKAR n’est pas toujours du genre à dévaster tout ce qui trouve sur son chemin, en premier lieu vos esgourdes car, et oui, la tribu de ménestrels à cheveux courts (ben quoi, ça existe aussi, et ce n’est pas pour cela qu’ils ne savent pas faire de la bonne musique, bien au contraire !) sait aussi faire pleurer dans les chaumières avec des balades bien foutues, telle ce Stay With Me émotionnel où Leny fredonne une mélodie mélancolique aux côtés de la talentueuse Julie COLIN SPREUTELS (ETHERNITY) à la voix si suave qu’elle contrebalance avec efficacité avec celle du rockeur au grain rauque dans un duo d’une grande beauté. Rarement les power-balades m’auront fait autant d’effet, en tous cas pas depuis Rebirth d’ANGRA ou Navigate The Seas Of The Sun de Bruce DICKINSON, exception faite de Tears Of A Clown et Man Of Sorrows d’IRON MAIDEN sur le super The Book Of Souls. Comme quoi, je peux encore être agréablement surprise même après des années désertiques à ne pas pouvoir se mettre un slow énergique à se mettre sous la dent. En supplément de ces explosions de testostérone, la horde de Jurbise les enjolive par trois instrumentaux créatifs, l’angoissant The Arrival en intro, le bizarre West Allis et le clownesque et grandiloquent Opening Towards The End, dont le thème orchestral a été emprunté à Carmen de Georges BIZET, l’ouverture à la marche du toréador, plus précisément, au grand désarroi de l’anti-corrida végane que je suis. Mais bon, on ne peut pas tout avoir, même si les cinq auraient pu choisir un autre extrait classique pour illustrer le sens du titre de cet instrumental.

DRAKKAR, toutes voiles au vent, continue son odyssée à travers les océans secoués du heavy metal malgré les écueils (la disparition soudaine de Thierry DEL CANE, ancien six-cordiste de la tribu, courant 2016) et nous propose encore une fois une offrande très intéressante autant sur le plan des sujets abordés que de la musique que de l’interprétation carrée qui méritent d’être soulignés – les duels de gratte entre Pat et Richy sont magistraux, de même que la section rythmique monumentale de Jesus et Adrien. Certaines influences des vikings wallons ressurgissent parfois malgré eux, même si elles ne sont que partiellement reconnaissables. En tous cas, en dépit de la perte de Thierry, instrumentiste auquel le quintet rend hommage dans la pochette du livret, parfaitement illustré par Sponge @ Burn Your Design, le combo a su bien rebondir et s’affirmer davantage sur une scène extrêmement bien fournie en personnalisant son identité phonique et en s’évertuant à une ténacité sans faille, parce qu’il aime vraiment ce qu’il fait. Et cela se ressent encore une fois tout au long de ces 52 minutes de pure adrénaline hybride mêlant mélodies traditionnelles et rythmiques contemporaines, à la manière d’ANNIHILATOR ou d’ICED EARTH. Si vous avez, donc, l’occasion de découvrir cet album, n’hésitez pas à le faire. Il possède en lui de nombreux atouts qui devraient vraisemblablement vous séduire, tout comme je l’ai été au bout de la troisième écoute. Parce que, bien évidemment, il s’apprivoise petit à petit, tout comme les histoires qu’il raconte. Diabolical Empathy est une sorte de recueil de nouvelles musicales qui s’effeuillent un peu plus à chaque fois au gré des auditions. Dans tous les cas, Diabolical Empathy est une addiction de plus qui se rajoute à celles dont vous êtes friand(e)s dès que vous posez une oreille dessus. Conséquemment, vous y reviendrez souvent. Et, croyez-moi, vous ne vous en déferez pas aussi facilement de ce petit bijou de heavy metal belge aux accents thrash. Pressez-vous au port, les moussaillons, le DRAKKAR arrive.


Line-up :

Leny (chant)
Pat (guitares, chœurs)
Richy (guitares, chœurs)
Jesus « Humungus » (basse)
Adrien (batterie)


Equipe technique :

Patrick « Pat » THAYSE (enregistrement)
François DEDISTE (mixage, mastering)
Sponge @ Burn Your Design (artwork, design livret)
DRAKKAR (production)


Guests :

Julie COLIN SPREUTELS (chant en duo sur Stay With Me)


Crédits :

DRAKKAR (paroles et musique)


Studios :

Mixé et masterisé aux studios Ear We Go (Belgique)


Tracklist :

1) The Arrival
2) Rose Hall’s Great House
3) Stigmata
4) The Witches Dance
5) Plague Or Cholera
6) Stay With Me
7) Lucifero Moderno
8) The Nine Circles Of Hell
9) Evil Below
10) The Endless Way
11) West Allis
12) Hitchhiking Of Pain
13) Opening Towards The End

Durée totale : 52 minutes environs


Discographie non-exhaustive :

X-Rated (1988)
X-Rated Reloaded (2012)
Once Upon A Time...In Hell ! (2014)
Once Upon A Time...Hellive ! [live] (2016)
Diabolical Empathy (2017)


Date de sortie :

Vendredi 29 septembre 2017



Hitchhiking Of Pain (Clip officiel) : cliquez ici
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