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Chronique
DORIAN SORRIAUX - Children of the moon

Style : Rock
Support :  MP3 - Année : 2024
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 39minute(s)

Site(s) Internet : 
Dorian SORRIAUX WEBSITE
Dorian SORRIAUX INSTAGRAM
Dorian SORRIAUX FACEBOOK

Label(s) :
The Sign records
 (17/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 15/06/2024
Folk rock aussi lumineux que mélancolique
Sûrement faut-il vous présenter Dorian SORRIAUX, guitariste quimpérois, qui se fit connaître par ses prestations, très marquées par le Heavy Blues Rock de la décennie 65-75, au sein du groupe suédois BLUES PILLS. Après deux albums, l’artiste admit en son for intérieur que le Heavy Rock en mode rétro, s’il assurait sa dose d’électricité salvatrice (ce qui conduirait, de nos jours, à satisfaire ad nauseam des plans de guitare fuzzy et jouissifs, tant sur le plan rythmique que solo), il souhaitait assumer une musique, toujours aussi tributaire du passé des années 60 et 70 - en tout cas incontestablement plus acoustique et subtile.

Dorian SORRIAUX concrétise sa volonté d’émancipation du Rock rétro, fortement électrisé, ainsi qu’il en avait témoigné au fil des quatre titres de l’excellent EP Hungry Ghost (paru à la mi-2018 chez Svart records, label finlandais au flair particulièrement affûté). Arrive aujourd’hui l’épreuve essentielle du premier album. Baptisé Children Of The Moon - on devine d’entrée de jeu une obédience Hippie, quoique tournée vers un côté plutôt sombre, cet ensemble cohérent de dix compositions donne à entendre un artiste foncièrement en accord avec son envie de subtilité.

La césure avec l’époque BLUES PILLS s’avère franche, ainsi que le proclame ostensiblement la photographie qui orne la pochette de cet opus, mettant en scène le guitariste et chanteur, seul, sanglé d’une guitare acoustique. Au bord d’un plan d’eau, la nuit n’était pas tout à fait dégagée (quelques nuages vinrent poser de généreuses virgules brumeuses) mais suffisamment exempte de pollution lumineuse pour rendre justice à la beauté intrinsèque de la voûte céleste. Quoi qu’il en soit, ce visuel vise à imposer l’idée d’un musicien en solo, dans un contexte acoustique et dépouillé.

A dire vrai, la posture correspond aux fondamentaux en matière d’écriture et de composition que l’on ressent franchement derrière chaque titre. Est-ce à dire que le rendu des morceaux aboutit à un répertoire Folk dépouillé et austère ? Non. Car, en tant que musicien passionné par une certaine période, Dorian SORRIAUX a pris soin d’enrichir ses trames intimistes, lesquelles imposent d’emblée une référence aux albums du baladin anglais, Nick DRAKE, héraut d’un Folk dépouillé, quoiqu’arrangé, tout autant foncièrement délicat que dépressif (trois albums essentiels parus entre 1969 et 1972). Pour autant, ne redoutez aucune mièvrerie, ni aucune niaiserie, tant dans la composition que dans l'interprétation, toutes les mélodies, tous les arrangements ayant pour but de rendre l'ensemble cohérent et mémorable.

D’accord sur les bases, on ne peut que constater et féliciter l’intense travail d’arrangement qui confère une dimension plus large, plus riche et plus intense au propos musical et vocal de Dorian SORRIAUX. Oui, la guitare acoustique est omniprésente, mais elle trouve des contrepoints dynamiques et logiques avec des apports de guitare électrique : solos bluesy (pour certains dignes des meilleures performances de David GILMOUR de PINK FLOYD), parties de slide délicates…

Inévitablement, le timbre vocal nasal de Dorian SORRIAUX, combiné à une trame de base acoustique, évoque l’immense Neil YOUNG. Si l’on prend en compte les arrangements instrumentaux (Mellotron, piano) et vocaux (contributions de voix féminines), on peut également en appeler aux fort injustement méconnus ou oubliés Shawn PHILIPS, Roy HARPER ou John MARTYN.

Plus globalement, Dorian SORRIAUX convoque les mânes du Folk Rock électrisé et torturé de Neil YOUNG, de Stephen STILLS et de David CROSBY, sans se soumettre totalement à cette approche américaine qui fit florès à la fin des années 60 et au cours des années 70.

Le fait est que Dorian SORRIAUX réussit sa transition, avec une sensibilité, solidement charpentée par une culture musicale dépassant largement la posture trop réductrice et simpliste du Folkman solitaire, déployant faiblement sa voix solitaire, sur une trame instrumentale dépouillée. Loin de sonne de manière générique, cet album propose des compositions qui, chacune, possède une personnalité. Un fort beau voyage, certes introspectif, mais généreusement partagé.

Vidéos de Children Of The Moon cliquez ici, Sunken Ship cliquez ici, Just A Little More cliquez ici et Need To Love cliquez ici
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