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WILD DAWN ou "comment se faire expulser d'un festival en une leçon" ( WILD DAWN )
Date de prise de vue :  05/07/12
Lieu :  ORLEANS, Campo Santo - Jour J
Photographe :  Marc-Patrick "metalmp"GATLING
Date de publication : 06/07/12
Catégorie : Concert
Tous les ans se tient, à Orléans, un festival de jazz qui depuis quatorze ans se conclu par le festival dit « Jour J », qui permet au public d’assister gratuitement à des concerts de groupes et d'artistes d’horizons variés, de la fin d’après midi au milieu de la nuit. Deux scènes sont réparties sur le site du Campo Santo, au pied de la cathédrale, et les aménagements sont faits pour accueillir tous les publics, même les plus jeunes qui ont leur bac à sable ! Un festival familial, à taille humaine, dans un lieu inhabituel, qui devient un rendez-vous incontournable.

Lorsque WILD DAWN m’a annoncé y jouer, je ne pouvais qu’aller les soutenir. Au départ, je pensais simplement faire quelques photos. J’avais même prévenu Greg (chant, guitare) que je ne rédigerai pas de live report… Raté ! Car en l’espace d’une petite demi-heure, WILD DAWN a donné un concert magistral et plein de surprises et a su se faire LE groupe de ce festival. N’étant arrivé que tardivement, je n’ai pas assisté aux prestations des groupes précédents (MOON RUNNER BBOYZ, Hip hop, BRNS, pop, GABLE, pop, FANFARIO, world) et que je ne suis pas resté pour la tête d’affiche (SUCCESS, électro pop), qui succéda à WILD DAWN.

En cinq titres, les Orléanais ont une nouvelle fois démontré leur maitrise de la chose scénique, qui haranguant le public, les autres occupant tout l’espace, s’échangeant micros et places, dans un esprit parfaitement complice et fraternel, avec pour seul objectif d'électriser le public. Nous ne reviendrons pas sur ces morceaux parfaitement exécutés dont certains méritent d’entrer parmi ces grands classiques français, à l’instar du très efficace et entrainant One Louder. Attardons-nous plutôt, si vous le permettez (c’est moi qui écris, alors vous n’avez guère le choix !) sur cette performance physique des quatre musiciens. Aucun ne se retient, les trois de devant de scène Alex (basse), Romain (guitare) et Greg (déjà mentionné… suivez un peu, quoi !) se donnant autant qu’il est humainement possible, une mention particulière étant réitérée à l'égard de Romain, guitariste « habité » par son instrument, comme je l’avais déjà mentionné dans le live report du concert avec KORITNI. Le public est réceptif, les pogos commençant même à inquiéter, voire affoler, nos amis de la sécurité (mais pas les photographes qui n'en ratent pas une miette) dont certains membres, peu habitués à une telle débauche, tentent de s’interposer. En vain, faut-il le préciser ? L’ambiance est chaude, mais ce n’est encore rien en comparaison de ce que le groupe nous réserve.

WILD DAWN entame son cinquième et dernier titre, I’ve Got The Rock, au cours duquel arrive le solo de Romain. Qui décide de se la jouer Joel O’KEIFFE… Le guitariste expansif, explosif et volubile s’accroche à la structure métallique de la scène et commence, sous le regard ébahi de l’agent de sécurité, à l’escalader. Arrivé au sommet, il s’installe tranquillement et joue, observant la foule qui se fait plus dense et qui ne veut rien rater de ce moment d’excitation collective. Les seuls à ne pas approuver sont les gens de la sécurité qui attendent le guitariste à sa descente afin de « l’inviter » à quitter la scène… Mais Romain parvient, d’un coup de talon, à échapper aux griffes qui tentent de l’attraper par le bas de son pantalon et à terminer son œuvre sur scène. S’ensuit une sorte de « attrape-moi si tu peux », la sécu étant bien décidée à le chopper, d’un côté ou de l’autre de la scène. WILD DAWN parvient à terminer son concert sous les hourras du public, Romain, Greg et Alex affichant un sourire de satisfaction jusqu’aux oreilles (pardon, Morgan, je ne t’ai simplement pas vu à ce moment). Car même si les amateurs du genre savent que c’est une des farces préférées du leader d’AIRBOURNE, et qu’en soit il n’y a pas d’originalité à faire ce qui a déjà été fait, l’effet de cette escapade en hauteur est tel que l’on ne peut ici que parler de réussite totale !

Une fois le matériel démonté et sorti de scène, soit dans les dix minutes qui suivent, la sécurité récupère le pass du guitariste et l’expulse manu militari du Campo Santo. Interdit de séjour sur le festival. Pire – ou mieux, c’est selon – WILD DAWN est informé qu’on lui sucre également son cachet… Alors que l’agent de sécurité tentait de le faire descendre de force et que le guitariste s’est débattu un très court instant afin de se libérer de l’étreinte castratrice de cet agent trop zélé, il semble que le coup de pied de Romain ait cassé les lunettes de ce monsieur. Posons-nous la question : qu’y a-t-il de plus dangereux : tenter de faire descendre de force une personne déjà en équilibre sur un bord de scène, ou la laisser agir quitte à lui passer ensuite un savon ? Il s’agit, rappelons le tout de même, d’un groupe de rock, musique qui, par essence, n’a rien de sage ou de disciplinée. Un groupe, aussi, qui s’appelle WILD DAWN. Et, je peux me tromper, mais à ma connaissance, « WILD » ça signifie bien « SAUVAGE », non ? S’il ne s’agit là que d’une première facétie du groupe, nul doute qu’on va les attendre au tournant. Enfin, la sentence dépasse, largement selon moi, l'entendement au regard de la "faute": Romain personna non gratta, WILD DAWN privé de cachet, mais... un groupe qui aura créé le buzz, un buzz nécesssaire et qui, à n'en pas douter, profitera largement à l'organistion. Car il ne fait aucun doute que cette aventure fera parler d'elle, d'autant que, comme c'est souvent les cas dans le milieu du Hard Rock, il n'y a aucun blessé à déplorer, et aucune perte matérielle, exception faite d'une paire de lunettes.

En tous les cas, messieurs, merci de ce moment de pur Rock’n’Roll que vous nous avez offert. Un de ces moments rares qui participent à la légende d’un groupe. Respect, vraiment.

Setlist WILD DAWN: Now Or Never, Old School Machine, Back On Track, One Louder, I've Gor The Rock
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Rémifm Le samedi 7 juillet 2012

Ville : Chambéry
WILD DAWN, toujours plus haut ? :-)
Alain Le vendredi 6 juillet 2012
Voilà un compte rendu bien vivant pour un concert qui, semble-t-il, le fut tout autant ! Rock'n'roll, quoi.
Commentaire de metalmp : Et c'est pas fini...Rock pas mort !
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