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Un heavy power trio plein de surprises
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La collaboration entre Juan MONTOYA (guitare et basse) et Evan DIPRIMA (batterie, basse, synthé) fit parler d’elle vers 2009 sous le nom de STALLONE. Ce n’est qu’en 2020, à l’occasion de la sortie du EP Maiden Voyage que le duo opta pour son nom actuel. En 2025, le groupe a sorti un premier album long, She Walks By Moonlight. Consolidé sous forme de trio par l’arrivée du guitariste-chanteur Zachary AMSTER, MOON DESTROYS nous revient en cette fin d’été avec un tout nouvel opus : Omni, servi avec une inimaginable puissance.
Premier constat : bucherons droit devant ! Prête une oreille sur la rythmique du titre d’ouverture, Invasion, ces gars sont d’authentiques forçats qui alimentent une locomotive lancée à plein régime – telle est la réalité ! Sous couvert d’un heavy rock qui puise ses racines dans du grunge, du stoner, voire, du rock psychédélique, le trio développe une énergie massive. À ce qu’il me semble, c’est Evan qui tient à la fois les baguettes et la quatre-cordes en studio, ce qui expliquerait le bloc rythmique sans faille et particulièrement osmotique. Dès le deuxième titre, Flowers, structuré par un gigantesque son de basse, cette opinion se mue en certitude.
Second constat : bonne pioche au chant ! Le nouveau venu au sein de MOON DESTROYS, à savoir Zachary AMSTER, apporte une vraie compétence au chant grâce à des lignes mélodiques assurées, un timbre puissant et un peu rugueux. Sa voix va permettre des accroches proches de hits grunge (Motion Sickness), tout comme elle va servir à renforcer une dimension à tendance psychédélique sur des morceaux à la lourdeur rampante ou aux riffs doomesques (Kingdom).
Troisième constat : goûtue, la boîte de chocolats ! Il y a dans tout l’album deux fils de trame qui tissent la rythmique puissante sus-mentionnée avec les guitares hurlantes, entêtantes ou bourdonnantes de Juan MONTOYA. Ainsi, en surimpression de ce canevas constant, les compositions sont en elles-mêmes intelligemment variées. Elles s’étendent de l’instrumental planant (Lost Hearts) jusqu’au stoner costaud (Flowers), tout en passant par des chansons aux mélodies accrocheuses (Motion Sickness), ou des pièces lourdes et inquiétantes à souhait (She Cried). Je me permets une petite parenthèse à propos de She Cried, puisqu’il s’agit d’une splendide réappropriation d’une chanson du trublion du punk australien, Rowland S. HOWARD – une pépite presque aussi lourdingue et flegmatique que le célèbre Thirteen de Glenn DANZIG. Cet assortiment multiforme ravira les oreilles des amateurs de heavy rock au sens le plus large. Après avoir été définitivement convaincu par les immenses qualités de cet album, il ne me reste qu’à vous conjurer d’aller le découvrir au plus tôt.
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● Bravo les artistes !
MOON DESTROYS est composé de : - Juan MONTOYA, guitare ; - Evan DIPRIMA, batterie, basse, synthé ; - Zachary AMSTER, chant, guitare rythmique.
● Classe, la pochette !
Dans le plus traditionnel respect de l’esthétique Psych/Stoner, notons que la gracieuse illustration de pochette est signée de la main du guitariste Juan MONTAYA qui compte donc plus d’un talent à son arc.
● La discographie à creuser
- 2020 : Maiden Voyage - EP ; - 2025 : She Walks By Moonlight - LP ; - 2026 : Omni - LP.
● Rinçons-nous les oreilles
Extraits de Omni : - Flowers : Cliquez ici ! - Invasion : Cliquez ici !
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