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Chronique
ARAKAIN - Thrash the trash

Style : Metal
Support :  CD - Année : 1990
Provenance du disque : Acheté
9titre(s) - 40minute(s)

Site(s) Internet : 
ARAKAIN OFFICIAL WEBSITE
ARAKAIN OFFICIAL FACEBOOK PAGE

Label(s) :
Supraphon
 (17/20)

Auteur : Jan
Date de publication : 15/07/13
Oldies but goldies : ce premier essai a été transformé avec une grande aisance...
Nous avons décidé de vous faire découvrir (ou redécouvrir) les albums qui ont marqué une époque et qui nous paraissent importants pour comprendre l'évolution de notre style préféré.
Nous traiterons de l'album en le réintégrant dans son contexte originel (anecdotes, etc.) ...
Une chronique qui se veut 100% "passionnée" et "nostalgique" et qui nous l'espérons, vous fera réagir par le biais des commentaires ! ......
Bon voyage !


ARAKAIN est une formation de heavy-thrash metal tchécoslovaque qui faisait partie d’un petit collectif de groupes de rock amplifié, qui comptait, notamment, en son sein d’autres groupes tels que KREYSON, CITRON, METALINDA ou encore KERN et KATAPULT, que vous connaissez sûrement déjà, surtout celui mené par Ladislav KŘÍŽEK (KREYSON). Bien que la toute première formation metal créée dans ce pays-là fût VITACIT, qui naquit durant la fin des années 70.

ARAKAIN voit le jour au printemps 1982, lorsque le vocaliste Aleš BRICHTA, le guitariste Jiří URBAN et le batteur Miroslav NEDVĔD quittent ADAP. Quelques semaines plus tard, les trois compères sont rejoints par le second guitariste Rudolf ROŽDALOVSKY et le bassiste Olda MARŠÍK. Tous sont influencés par les grosses pointures du métal britannique, en particulier IRON MAIDEN, JUDAS PRIEST ou encore SAXON. Le quintet commence tout d’abord par des concerts, durant lesquels ils reprendront les standards des formations anglo-saxonnes. Mais, avec le premier changement de line-up en 1984 (les nouveaux membres sont Miloš ŠTERNER et Václav JEŽEK, respectivement guitariste soliste et bassiste), le groupe s’oriente vers un metal plus puissant et plus speed. L’ombre de SLAYER, VENOM ou METALLICA plane désormais sur la musique des praguois. Deux autres modifications dans la constitution de l’ensemble musical surviennent un peu plus tard, tandis que la chanteuse pop, à l’organe vocal puissant et rauque, Lucie BÍLA apparaît ponctuellement sur scène (ou en ouverture) aux côtés de Aleš BRICHTA. 1986 marque un tournant dans la carrière du groupe : il enregistre pour la première fois 4 titres dans les studios de la radio nationale, ce qui lui permet en 1987 d’être sold-out à la Lucerna, une salle mythique de Prague, et, en 1988, de voir son premier EP édité par la maison de disque Panton. Toujours au printemps de cette année, le frappeur de fûts précédent laisse sa place à Robert VONDROVIC, plus technique et plus thrash que son prédécesseur. C’est lui qui, en partie, sera responsable du son du groupe durant plus d’une décennie.

Grâce à ce pas décisif, la formation prend véritablement son envol. En 1989, ARAKAIN enregistre son premier album Thrash The Trash dans les studios Propast. Les neufs compositions de cet opus sont un concentré de puissance Made In Czechoslovakia et le succès est au rendez-vous. Les musiciens jouent désormais dans la cour des grands groupes de rock nationaux et apparaissent sur les scènes des plus prestigieux festivals de l’époque en Union Soviétique, en Tchécoslovaquie et en Pologne, marquant le début d’une relation fidèle très forte entre le groupe et ses fans internationaux.

Gravé durant une période assez sombre de l’histoire tchèque, Thrash The Trash est un pied de nez au régime communiste, très suspicieux à l’égard des musiques alternatives issues des pays occidentaux. C’est ainsi que des officiers de la VB ou Veřejna Bezpečnost (Sécurité Publique Nationale) étaient présents durant les représentations en plein-air de tous les groupes rock et metal afin de surveiller les dérives anti-communistes, notamment dans les paroles des chansons ou les interventions des vocalistes. Thrash The Trash est une bouffée d’air pur autant qu’une provocation lancée à la face des autorités. Non seulement le titre de l’album est en anglais, langue proscrite par le Kremlin, dirigé par Gorbatchev, mais en plus, pour couronner le tout, certaines allusions implicites contre le régime soviétique apparaissent notamment dans le second couplet du titre éponyme (« My jsme my, jednu vĕc už máme jistou, příšti svĕt se zákonitĕ zrodi z nás », littéralement « Nous sommes nous-mêmes, nous sommes bien conscients d’une chose, c’est que le monde à venir naîtra de nous »). Cerise sur le gâteau, c’est du metal… Autant d’éléments qui plaisent aux tchèques et aux slovaques, vraiment braqués contre leur gouvernement à la solde de Moscou.

Pressé à l’origine sur vinyle et cassette audio, l’album a vite été distribué sur CD dans sa version anglaise. Le succès était tellement au rendez-vous que Thrash The Trash est devenu non seulement la pièce la plus vendue par ARAKAIN, mais est aussi l’album de metal le plus acheté de toute l’histoire du metal tchèque. Cette gloire fulgurante est due à plusieurs facteurs. Outre l’aspect de défiance vis-à-vis du pouvoir politique en place de l’époque, la rondelle possède en elle tous les éléments nécessaires pour faire d’elle un enregistrement culte : riffs "burnés", rythmiques rapides en tiroirs, soli mélodiques, une alternance de chant clair et hargneux, des paroles directes et sans concession. Dès le premier titre, Thrash The Trash, qui a fait l’objet d’un clip promotionnel, et jusqu’à Amadeus, morceau lanterne-rouge, toutes les briques se mettent en place pour former un disque très cohérent pour un debut-album, ce qui est très rare. Seules quelques autres formations ont su le faire, comme SKID ROW avec sa galette éponyme ou encore METALLICA avec Kill’Em All. Puissance, dynamisme et célérité sont les maîtres mots qui règnent sur Thrash The Trash, même si la production, quelque peu rugueuse, de Petr ACKERMANN ne rend pas forcément justice aux 9 chansons. Mais, en faisant fi de cela, l’écoute se révèle très prenante. Si vous avez la chance de vous procurer ce petit bijou de thrash, jetez-y une oreille attentive. Vous allez certainement l’adorer, tellement il est savoureux, surtout avec une petite bière à la main (de préférence une Pilsner Urquell ou une Gambrinus). Ce premier essai a été transformé avec une grande aisance, grâce au professionnalisme des musiciens, ce qui va se confirmer sur Schizofrenie l’année suivante…

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Alain Le lundi 22 juillet 2013
Děkuji !
Commentaire de Jan : Není zač. ;)
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