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Chronique
QUEEN(ARES) - From this ground, from this sea

Style : Metal
Support :  CD - Année : 2021
Provenance du disque : Reçu du groupe
7titre(s) - 48minute(s)

Site(s) Internet : 
QUEEN(ARES) FACEBOOK
QUEEN(ARES) BANDCAMP

Label(s) :
Auto Production
 (18/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 05/11/2021
Une expérience post-metal : le tourment magnifié
Quand des musiciens de THE LUMBERJACK FEEDBACK, GENERAL LEE, SYLVAINE et autres JUNON, HOLISPARK, UNSWABBED ou BIG BERNIE travaillent un nouveau projet et accouchent d’un premier album, vous vous doutez bien que le bébé ne va pas vous gazouiller aux oreilles. En effet, le post-metal teinté de doom des lillois est particulièrement sombre et tourmenté.

QUEEN(ARES) nous offre un album impressionnant de maîtrise qui est le reflet de la longue expérience de ses membres, mais aussi un album stylistiquement très riche sans toutefois paraître hétéroclite. Les morceaux répondent à quelques critères, ou marques de fabrique, qui rendent l’ensemble très cohérent :
- Une durée conséquente (ici comprise entre 5’25 et 9’35) qui permet à chaque titre de gravir un ou plusieurs sommets d’intensité.
- Une architecture libérée des éternels couplet/refrain/couplet/refrain qui ouvre de nouvelles voies à la construction.
- Une recherche constante d’ambiances très travaillées qui alternent au sein de chaque morceau des passages allant de la finesse inquiétante jusqu’à la brutalité sauvage.
- Deux chanteurs dont les voix semblent utilisées comme des instruments dès la composition. Il n’est pas ici question de mélodies vocales posées sur des rythmiques mais incluses dans la musique comme le sont les cocons humains au nid d’un alien.

Loin d’être un carcan, ce cadre musical posé ouvre de nombreuses alternatives et permet des morceaux très différents les uns des autres.

Dès la première écoute de cet opus, j’ai ressenti le même type d’envoûtement que lorsque j’avais découvert Souls At Zero de NEUROSIS il y a de cela un petit bout de temps. Pourtant, je garantis que From This Ground, From This Sea n’a rien d’une approche nostalgique du bon vieux post-metal des années 90.

Ouvert par un riff très dense, le premier morceau, Swarm, bascule au bout d’une minute sur une plage calme qui remontera en intensité par paliers. Dès ce premier morceau, je suis sous le charme de la maîtrise du son, que ce soit par les choix de l’instrumentation ou ceux des arrangement vocaux. A lui seul, ce titre est une évidente mise en lumière de la palette du groupe.

Heir vient confirmer ce jugement. Le titre part sur un riff hypnotique mid tempo, puis se densifie jusqu’à un mur de son hurlant. C’est alors que s’ouvre une fenêtre aérienne à la voix chaude doublée d’un inquiétant écho sur fond de basse-batterie qui continuent de paver la route. Retour à un riff hyper incisif et à une voix hurlée pour un final qui martèle un doom implacable.

La troisième plage, Burn, est sans doute ma préférée de l’album. Les accords punk d’ouverture font rapidement place à un énorme riff doom et le chant porte les stigmates d’un NEUROSIS au plus beau de son art. Ce chant est un déchirement, un désespoir hargneux tellement chargé en émotion. Et puis il y a ce sublime break au centre du morceau, guitare éthérée, basse bourdonnante, batterie minimale mais pile à sa place. La sauce s’épaissit très vite sur la fin, tout en réservant quelques surprises.

J’écoute la musique respirer au début de Dive, une respiration de colosse qui vient du fond des entrailles, puis le morceau se fait léger et malsain pour un passage faussement sage qui semble tout droit sorti de Spiderland, le fameux chef d’œuvre de SLINT. Après quelques minutes, le metal reprend ses droits pour s’achever dans une furie clôturée par deux voix claires.

Je pourrais aller jusqu’au dernier morceau ainsi car chacun est riche de nombreux reliefs, chacun éveille de fortes images mais je vous laisse découvrir les trois derniers opus : le lourd puis frénétique Fall, l’atmosphérique puis puissant The Fragile Shell (une étrange histoire de mec qui regarde dans une flaque d’eau son corps troué par la pluie) et enfin Silent Changes qui termine magnifiquement l’album en nous faisant passer en près de dix minutes par de multiples nuances de dark.

Je classe From This Ground, From This Sea parmi les plus beaux fruits défendus de la scène metal française. C’est un incontournable pour tous les amateurs de metal contemporain capable de ravir un public très large adepte de sludge, de doom, de black, de post-hardcore, voire de post-rock sur-vitaminé.

***


QUEEN(ARES) est composé de :
- Maxime MOUQUET : basse, chant ;
- Charly MILLIOZ : guitare, chant ;
- Alex RENAUX : guitare ;
- Nicolas TARRIDEC : batterie.

***


Quelques chansons extraites de From This Ground, From This Sea :
- Burn : Cliquez ici !
- Fall : Cliquez ici !
- Dive : Cliquez ici !
- Heir : Cliquez ici !
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