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Chronique
KING BUFFALO - The burden of restlessness

Style : Prog Heavy / Prog Metal / Prog Rock
Support :  MP3 - Année : 2021
Provenance du disque : Reçu du label
7titre(s) - 40minute(s)

Site(s) Internet : 
KING BUFFALO BANDCAMP
KING BUFFALO WEB SITE

Label(s) :
Stickman Records
 (18/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 09/05/2021
Délicieux cauchemars poétiques en boucle
Après Dead Star sorti en 2020, KING BUFFALO revient avec un nouvel opus de Heavy Psyché nettement plus sombre et agressif : The Burden Of Restlessness… et ce n’est que le premier des trois albums que le trio new-yorkais a prévu de sortir cette année.

Le fardeau de l’agitation : je comprends ce titre comme une réaction au confinement. Comme si, pour des gens de scène, l’enfermement équivalait à faire monter la pression dans un autocuiseur sans soupape. Et ce vers dans Burningune autre année perdue dans le désert – décrit une peur liée à la crise sanitaire et c’est cette angoisse de perdre une année qui aurait poussé le groupe à réagir et à plonger dans l’écriture et la composition.

Quoiqu’il en soit, c’est un mal pour un bien car KING BUFFALO nous livre un excellent album. Je constate beaucoup de relief dans les compositions et beaucoup de variété dans les rythmes – derrière ses futs, Scott DONALDSON est impressionnant de régularité et de créativité. Fidèles aux standards du Heavy Psychédélique, les morceaux sont construits sur la répétition d’une phrase rythmique pour garantir l’effet hypnotique. Le trio est maître pour faire varier l’atmosphère et la tension au sein d’une même composition. A ce titre, chaque morceau de The Burden Of Restlessness est un joyau dans un écrin sonore superbement spatialisé :

Sur Burning, les notes de guitare émergent d’une introduction sourde, puis reviennent sans cesse dans le morceau comme les éclats d’un phare dans la nuit. L’effet d’envoutement est extraordinaire, avec en bonus une pression qui ne cesse de grimper. Je note au passage la maestria de Dan REYNOLDS à la basse.

Dans Hebetation le riff s’impose dès le début, très agressif, contrebalancé par le calme de la voix de Sean. Ici, ce sont les nappes de claviers obscures qui sèment l’angoisse jusque pendant le passage dépouillé basse-batterie. La guitare reprendra bientôt le dessus, tout d’abord syncopée, puis lancinante. Tout du long, la section rythmique est une merveilleuse mécanique à la fois claire et complexe.

Basse et guitare égrainent frénétiquement des notes qui tournent sur une ligne comme un écho perpétuel, un groove qui donne l’impression d’un constant déséquilibre, d’une fuite en avant. A l’écoute de Locusts, je ressens avec force l’avancée de cette invasion de sauterelles, ce fléau insatiable, cet essaim vorace.

Quelques notes de guitare incongrues introduisent Silverfish, puis la section rythmique se met en place et fait monter l’inquiétude. Le chant doux mais relativement atone renforce mon sentiment. Puis, vient la guitare de plus en plus appuyée, jusqu’à devenir carrément angoissante avec ce riff qui s’épaissit, ce son qui bascule dans la furie et le filtre sur la voix qui trahit un grand désordre mental.

Le coup du gros riff de heavy metal qui s’installe petit à petit dans la place jusqu’à pomper tout l’air de la pièce, j’y ai droit aussi sur Grifter. Le morceau démarre par une superbe ligne de basse. Au début, le chorus est assuré par un clavier flûté qui joue le rôle du gentil mais à mi-parcours, c’est une méchante gratte hyper-saturée qui prend la main.

The Knocks est un autre « coup » de maître ! Encore un titre qui démarre tout gentillet pour sombrer dans la fureur des guitares de Sean McVAY.

L’album avance et je suis plongé dans le magnifique passage instrumental du morceau conclusif, Loam. Le livret sur les genoux, j’essaie d’en décrypter les paroles. Il semblerait qu’il y ait un espoir au bout du tunnel, que la peur s’éloigne et que je me débarrasse enfin du fardeau de l’agitation. Je n’en suis pas si sûr car il y a beaucoup d’énigmes dans cet album, à commencer par la magnifique toile du maître polonais Zdzisław BEKSINSKI utilisée pour la couverture.

Je laisse l’album repartir du début et je m’aperçois que Burning s’enchaîne parfaitement avec la fin de Loam. Aucun doute, KING BUFFALO m’a aspiré dans la boucle temporelle d’un jour sans fin empli de cauchemars surréalistes. Quelle expérience !

Hebetation : Cliquez ici.
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