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Chronique
TREPONEM PAL - Screamers

Style : Metal
Support :  CD promo - Année : 2023
Provenance du disque : Reçu du label
11titre(s) - 40minute(s)

Site(s) Internet : 
TREPONEM PAL FACEBOOK

Label(s) :
AT(h)OME
 (18/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 21/02/2023
La machine à t’essorer les neurones à coups de psych’indus’metol
C’est l’événement, les amis ! TREPONEM PAL revient avec du nouveau matos et renoue avec son métal indus’ originel… entre autres choses.

Inutile de m’étendre sur leur bio mais pour les bleubites du metal, sachez que TREPONEM PAL c’est les co-fondateurs du metal indus’ aux côtés de MINISTRY, GODFLESH ou KILLING JOKE. En 1986, c’est aussi le premier groupe français à être signé par Roadrunner. Donc, total respect. Ceci étant dit, moi, quand je pense à eux j’ai toujours ce souvenir de septembre 94 à l’inauguration officielle du Chabada en présence du gratin culturel de la Région et des costards-cravates de la mairie d’Angers, hagards et tétanisés par le déferlement d’énergie sauvage en provenance de la scène. Vous imaginez la cocasserie surréaliste de la situation ? On n’est pas loin de Lemmy à une réunion tupperware. Bref, c’était juste pour situer les lascars.

Il y a deux choses qui me plaisent particulièrement chez Marco, le pilier du groupe : son constant désir de jouer ce qui lui plait sans concession ni volonté carriériste – une sorte d’exemple pratique de la liberté, en fait. Et puis, sa capacité à jeter des ponts entre différents genres, se moquant bien des étiquettes pourvu que ça sonne – il est né pour le crossover et la fusion, quoi. Alors bien sûr vous allez lire un peu partout que TREPONEM PAL revient à l’industriel de ses débuts, ce qui n’est pas complètement faux mais gardez bien à l’esprit que ce n’est évidemment pas aussi simple.

The Fall ouvre l’album avec sa petite mélodie mystérieuse devant une guitare rythmique contenue et nappée d’harmoniques blanches, jusqu’à ce qu’un rasta nous lâche une poignée de mots et que le morceau prenne de l’ampleur avec un riff qui monte au filet, des synthés envoûtants, et un chant dépourvu d’émotion mais pourtant si présent. La dimension industrielle du morceau vient s’enluminer de curieux effets psychédéliques et je savoure chaque intervention grâce à la très bonne qualité du son. Cette mise en bouche m’a ouvert l’appétit et la suite du service ne me décevra pas.

Dès les seconde et troisième plages, l’album prend une tournure beaucoup plus metal mais dans deux voies différentes. Out Of Mind tire sa force d’une cadence soutenue et d’une rythmique acérée alors que le superbe Screamers mise plus sur le martellement pachydermique.
Nouvelle alternance. Avec Too Late qui fait la part belle aux sons synthétiques et aux rythmes mécaniques, le curseur se repositionne clairement sur de l’indus’. Le morceau est aussi chaleureux que la soudure d’un rictus de Terminator.
Comme son nom pourrait l’indiquer, Psychedelic Trip se veut psyché et il atteint son but grâce un côté hypnotique certain et un accompagnement qui passe épisodiquement par d’étranges circonvolutions.
Oh punaise ! Comment décrire Badass Sound System ? Ça démarre comme du dub, et puis une grosse guitare assortie d’une section rythmique en béton se pointe et explose tout, parfois elle sort de sa boucle pour achever un riff de heavy metal, mais rien n’arrête le rythme ni le flow grave et rugueux qui t’embarque dans son irrésistible groove. Gaffe, le tsunami continue ! Tu mets une oreille dans l’intro de Machine et hop ! tu te fais avaler la tête, les épaules, le tronc et tu ressors à l’autre bout, lessivé. Et comme si cela ne suffisait pas, Earthquake te chope par les gros orteils et se met à te secouer comme un oripeau dans la tourmente tant que tu n’es pas sec. C’est alors que c’te folle de Crazy Woman déboule, un fer à repasser à la main avec sa gueule de psychopathe. « Tends l’autre joue pour limiter les faux plis, chéri ! » Mais c’est quoi ce délire ? Tu te retrouves sur une étagère, le cerveau plié en quatre par le psychédélisme industriel des Cosmic Riders. Impossible de bouger. Tu n’as plus qu’à laisser tes neurones se faire grignoter par les mites et si elles n’avaient pas faim, Heavy Load s’en chargerait bien - ce titre possède une mastication tranquille mais puissante, un vrai régal.

À bien y réfléchir, TREPONEM PAL c’est essentiellement le rythme et la musique. Les rythmes sont là, tantôt indus’, tantôt metal, toujours puissants. Quant à la musique, elle prend sur Screamers des saveurs et des nuances que seule l’expérience peut apporter. Si tu connais le groupe, tu peux acheter les yeux fermés et si tu ne connais pas, je te conseille de faire comme ceux qui connaissent.


***


Sur l’album, TREPONEM PAL est composé de :
- Marco NEVES, chant ;
- Polak, guitare ;
- Didier BREARD, machines ;
- J.P. MATHIEU, programmation, batterie et basse.

Et pour la tournée, viennent rejoindre le groupe :
- Laurent BIZET, guitare ;
- Nicky TCHERNENKO, basse ;
- Bastien AMY, batterie.

***


Extrait de Screamers en images qui bougent :
- Screamers : Cliquez ici !
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