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Chronique
OSTROGOTH - Ecstasy and danger

Style : 80's & 90's Re-releases
Support :  MP3 - Année : 2023
Provenance du disque : Reçu du label
8titre(s) - 38minute(s)

Site(s) Internet : 
OSTROGOTH BANDCAMP

Label(s) :
High Roller Records
 (17/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 11/11/2023
Réédition d'un premier album de heavy 80's
Nous vous avons déjà dit le plus grand bien que nous pensions de la réédition du premier mini-album des Belges d’OSTROGOTH (relire ici : cliquez ici). Il nous faut aborder désormais la réédition du premier album du groupe, Ecstasy And Danger, initialement paru en 1984.

D’entrée de jeu, ces fils de JUDAS PRIEST étonnent avec un premier morceau, Queen Of Desire, imposant par sa durée (frôlant les huit minutes !), qui débute par un solo de guitare acrobatique à la VAN HALEN : pas vraiment le genre du groupe… S’ensuit un morceau nerveux, rapide, épique, pourvu de guitares rythmiques tranchantes, de guitares solos, tour à tour hystériquement vire-voletantes, puis plus mélodiques et moins ostensiblement démonstratives. Le chant nerveux, ample, percutant, hérissé de percées aigües, contribue à la dramaturgie palpable du titre. Un peu avant la 4ème minute, une alternance superbe s’instaure entre lenteurs mélodiques, avec chant chaud et guitares bluesy, et mid-tempo plus lourds et menaçants. Au final, hormis cette démonstration guitaristique en introduction, frôlant la fatuité, le groupe parvient à combiner l’efficacité rythmique, nerveuse et tranchante, propre aux aînés de JUDAS PRIEST, la fougue, les changements de tempos et les guitares, volubiles autant que complémentaires, qui caractérisaient IRON MAIDEN lors de sa période DI’ANNO. Sans compter ces inserts de guitares solos qui, dans le sillage d’Edward VAN HALEN, rappelaient aussi furieusement la seconde époque de SCORPIONS, avec le phénoménal Uli Jon ROTH dans le rôle de soliste. A coup sûr, avec Queen Of Desire, OSTROGOTH a signé l’une des pierres de touche de sa discographie.

Sans démériter, le reste de l’album paraît un peu classique en comparaison, le groupe retrouvant son goût immodéré pour les mid-tempos tranchants à la JUDAS PRIEST. Quelques moments plus animés rythmiquement et plus riches en harmonies de guitares rappellent le jeune IRON MAIDEN (l’instrumental Lords Of Thunder, l’introduction de The New Generation). Certains titres particulièrement carrés et mélodiquement marqués rappellent inévitablement l’aspect le plus tranchant de SCORPIONS post-ROTH, voire les galopades métalliques d’ACCEPT (Scream Out).

Un morceau symbolise à lui seul le dilemme auquel OSTROGOTH se trouva à l’époque confronté : (le péniblement nommé) A Bitch Again. Ayant tôt succombé au Heavy Metal carré et limpide du JUDAS PRIEST, ayant enregistré la compatibilité d’un tranchant rythmique, d’un impact mélodique et d’une guitare solo funambulesque (SCORPIONS, époque ROTH, mais aussi irruption de VAN HALEN, là-aussi époque ROTH, mais pas le même !), le groupe – authentique amateur de Heavy efficace et énergique – se devait d’intégrer l’irruption de la New Wave Of British Heavy Metal, avec ses harmonies de guitares encore plus incisives, sa vélocité décuplée et son goût pour les breaks, sources de contrastes d’ambiances, de tempos et de rythmes. D’où un A Bitch Again qui débute en vélocité, avec basse proéminente et batterie trépidante, harmonies de guitares au taquet, pour aboutir à un score inarbitrable entre JUDAS PRIEST, IRON MAIDEN, SCORPIONS et ACCEPT.

Loin d’être la seule formation européenne méritante à se trouver toisée, voire dépassée par la concurrence de groupes plus avancés ou mieux soutenus par des maisons de disques, OSTROGOTH se trouva fortement pertinent en 1984, là où il aurait fallu l’être deux ans plus tôt. En 1984, OSTROGOTH faisait face à un JUDAS PRIEST impérial et commercialement imposé (Defenders Of The Faith), à IRON MAIDEN se dépassant superbement via Powerslave, SCORPIONS explosant commercialement via Love At First Sting. Par ailleurs, METALLICA continuait à redéfinir le Heavy Metal via la vitesse et l’âpreté. En somme, il était fort difficile de s’imposer en cette année 1984 via un Heavy Metal, certes maîtrisé et diversifié, mais déjà en partie dépassé.

Dans un tel contexte, le premier album d’OSTROGOTH ne pouvait guère s’imposer à l’époque comme une alternative, tout au plus comme une version honnête et appliquée de recettes concoctées par d’autres. Il n’empêche qu’une redécouverte actuelle ne procure que des plaisirs immédiats (hormis les paroles, occasionnellement sexistes), moins rétrogrades que vivifiants.

Vidéo de Queen Of Desire : cliquez ici
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