Français  
Accueil    Association    Liens    Livre d'or    Contacts 
Login: Passe:
 
S'inscrire gratuitement
Votre panier est vide
0 article
Valider votre panier
Chronique
GREENLEAF - The head & the habit

Style : Dark / Gothic / Doom / Stoner
Support :  MP3 - Année : 2024
Provenance du disque : Reçu du label
9titre(s) - 43minute(s)

Site(s) Internet : 
GREENLEAF BANDCAMP
GREENLEAF FACEBOOK
GREENLEAF INSTAGRAM

Label(s) :
Magnetic Eye records
 (19/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 07/07/2024
Maîtres suédois du heavy rock ?
Je résume. Durant ses premières années d’existence, GREENLEAF se considère comme une bande d’amis qui aiment à se retrouver pour jouer du heavy rock façon 70s. Nous pourrions parler de side-project de Tommi HOLAPPA, lead guitar du célèbre DOZER. Le groupe a pris toute sa stature lors de l’arrivée du chanteur Arvid HÄLLAGÅRD (aka Arvid JONSSON) en 2013 pour l’enregistrement de Trails & Passes. Aujourd’hui, GREENLEAF, avec 25 ans au compteur, peut être qualifié de vétéran ou, pourquoi pas, de Maître suédois du Heavy Rock ?

Notez que concernant GREENLEAF je préfère parler de Heavy Rock que de Stoner Rock tant le style est plus centré sur le son et les essentiels des débuts du hard rock, ou du proto-metal des 70s plutôt que sur une volonté de marcher dans les ornières de MONSTER MAGNET, KYUSS ou FU MANCHU. Par exemple, comment ne pas penser à LED ZEPPELIN ou CREAM lorsque l’on entend le martelage rythmique du titre d’ouverture, Breathe, Breathe Out – incroyable jeu de Sebastian OLSSON ! (Et en bonus, une vidéo drôle et touchante à voir ici.) Pour nous mettre bien dans l’ambiance, le pilonnage des futs continue sans faiblir sur Avalanche jusqu’à la troisième minute qui ouvre sur un superbe nouvel univers charpenté par la basse.

Je préfère vous avertir qu’aimer GREENLEAF n’est possible que si vous appréciez la guitare électrique chargée en fuzz. Tommi HOLAPPA est en recherche constante de puissance dans le maniement de sa hache au son tellement présent et crépitant mais cela ne signifie pas qu’il joue de manière monolithique et sans feeling. Toute son habilité réside justement dans sa capacité à créer des envolées dramatiques ou lourdingues au sein des morceaux. Prenez par exemple Different Horses, le titre est constitué de passages à plein régime entrecoupés de passages plus légers tels que cette basse orageuse à 2’30 qui s’approprie le leadership et qui sera grignotée de mesure en mesure par une guitare qui finira par tout écraser. A Wolf In My Mind est un autre morceau dans lequel le riff atteint des sommets de puissance, désamorcés par un pont beaucoup plus léger.

Le chant d’Arvid HÄLLAGÅRD est une pierre importante de l’édifice, un chant médium, parfaitement maîtrisé, capable d’envoyer du très lourd comme de faire dans la dentelle bluesy/soul – dans ce genre, justement, That Obsidian Grin est une courte mais précieuse démonstration. Le grand écart vocal est si important que je me demande si c’est bien le même chanteur sur le refrain assez haut perché de The Sirens Sound. En deux titres, nous nous faisons une idée de l’ampleur du registre de ce chanteur hors norme.

Oh Dandelion nous ramène à une rythmique typiquement led-zeppelinesque. Sans compter qu’ici, même le chant a quelque chose de Robert PLANT dans le flow, dans le phrasé, mais pas dans la tessiture, hein !

Aaaaah ! Nous arrivons à The Tricking Tree ! Chuuuut ! Ecoutez ! Selon moi, c’est la pépite de l’album. Un titre très 70s, à la fois complexe et facile d’accès, avec un groove énorme, une acrobatie rythmique digne des plus grands cirques du monde en catégorie haute voltige. Et encore, je ne parle même pas de ce break bluesy central d’une beauté à vous tirer les larmes, suivi d’une monstrueuse péroraison.

Mais on est là, on bavarde et l’album touche à sa fin. Bon sang, je n’ai pas vu le temps passer. An Alabastrine Smile clôture donc l’album sur une touche plus tranquille, un blues psychédélique à la manière de THE DOORS. Après tant de bonheur et d’agitation, après nous avoir tenu captifs et en haleine pendant trois quarts d’heure, GREENLEAF nous remet en liberté sur une impression de grande sérénité. Merci !

Ouais, j’ai envie de remercier GREENLEAF pour cet album puissant, sensible, mature, abouti… simplement délicieux d’un bout à l’autre. Je note avec plaisir que mes collègues du Doom Charts partagent mon avis puisque le fameux palmarès lui confère la première place du classement de juin et, croyez-en la citrouille, ce n’est pas par hasard.

***


GREENLEAF est composé de :
- Arvid HÄLLAGÅRD, chant ;
- Tommi HOLAPPA, guitare ;
- Sebastian OLSSON, batterie ;
- Hans FRÖHLICH, basse.

***


Discographie :
- 2000 : Greenleaf - (EP) ;
- 2001 : Revolution Rock - (LP) ;
- 2003 : Secret Alphabet - (LP) ;
- 2007 : Agents Of Ahriman - (LP) ;
- 2012 : Nest Of Vipers - (LP) ;
- 2014 : Trails & Passes - (LP) ;
- 2016 : Rise Above The Meadow - (LP) Chroniqué ici ;
- 2018 : Hear The Rivers - (LP) ;
- 2021 : Echoes From A Mass - (LP) ;
- 2024 : The Head & The Habit - (LP).

***


Extrait de The Head & The Habit :
- Breathe, Breathe Out : Cliquez ici !
COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur la chronique et sur l'album
Pour pouvoir écrire un commentaire, il faut être inscrit en tant que membre et s'être identifié (Gratuit) Devenir membre de METAL INTEGRAL
Personne n'a encore commenté cette chronique.
 Actions possibles sur la chronique
Enregistrer la chronique au format .PDF
Afficher la version imprimable de la chronique
Envoyer la chronique par email
Ecrire un commentaire
Poser une question sur la chronique
Signaler une erreur
Chroniques du même style
DAWNRIDER
The fourth dawn
CARONTE
Wolves of thelema
VANHÄVD
Låt köttet dö
WOLF COUNSEL
Ironclad
GRAVE BATHERS
Rock'n'roll fetish
Chroniques du même auteur
WITCHORIOUS
Witchorious
CITY WEEZLE
N°2
MASACRITIKA
Raza de kaín
SPIDER
Rock'n'roll gypsies
BEHÖLDER
Behölder
© www.metal-integral.com v2.5 / Planète Music Association (loi 1901) /