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Live report :  MEGADETH et SLAYER live - European Carnage Tour (Paris, le Zenith, 26 mars 2011) ( ZUUL FXMEGADETHSLAYER )
Date de publication : 30/03/11
Auteur : metalmp
Tout a commencé avec une invitation de Nous Production à venir participer à une conference de presse donnée dans le cadre de la promotion du festival Sonisphere d’Amnéville qui se tiendra les 8 et 9 juillet prochains. Le passage de SLAYER et MEGADETH à Paris en ce samedi 26 mars 2011 offrait ainsi l’occasion rêvée de faire d’une pierre deux coups. Furent ainsi réunis, autour des représentants de Nous Prod et de la ville d’Amnéville Dave MUSTAINE (MEGADETH), Tom ARAYA (SLAYER), Timo TOLKKI et Andre MATOS ( SYMPHONIA) et les Français Stéphane BURIEZ (LOUDBLAST) et Mouss (MASS HYSTERIA) afin de répondre une heure durant aux questions de quelques 70 journalistes (merci de ta patience Olivier ! Les mystères de l'informatique...) Si les 20 premières minutes furent consacrées à la promotion du site retenu (étrange idée que d’imaginer des hardos aller jouer au golf entre deux concerts…), nous permettant d’apprendre que le festival compte attirer cette année de 35 à 55.0000 personnes, avec la ferme intention d’allonger sa durée pour ses futures éditions, la suite fut naturellement consacrée au jeu des questions réponses avec les musiciens. On apprend ainsi qu’il est envisageable que MEGADETH se lance dans une nouvelle tournée pour fêter les 25 ans de Peace Sells « mais plus courte ». Si certaines, bien que légitimes, peuvent paraitre saugrenues (« il veut savoir si on s’entend bien » explique Dave , tout sourire, à Tom), d’autres émeuvent ce dernier, particulièrement lorsqu’on lui demande des nouvelles de Jeff HANNEMAN. « En gros, vous avez de la chance que nous soyons là » répond-il la voix prise. Puis, après avoir libéré les deux vedettes du moment, la place est laissée vacante aux quatre autres, les deux français expliquant leur fierté de se trouver sur cette affiche exceptionnelle, Salomon, de Nous Production expliquant qu’il était impossible d’envisager le Sonisphere sans la présence de groupes français comme LOUDBLAST, GOJIRA ou MASS HYSTERIA. Et si LOUDBLAST part en tournée sur une trentaine de dates en France avant de se rendre au Canada et en Allemagne pour soutenir son nouvel album (sortie le 18 avril), MASS termine la sienne par cette date d’Amnéville. Dire que les questions posée à SYMPHONIA ne furent que de politesse est un euphémisme, car l’intérêt des journalistes pour ce groupe était en réalité plus que limité. A 19h pétantes, Olivier GARNIER met un terme à cette rapide entrevue afin de libérer la place pour le concert.

Un petit quart d’heure plus tard, les thrasheurs de ZUUL FX investissent la scène d’un Zénith au public encore clairsemé et y délivrent un show intense pendant une grosse demi-heure. Belle scène pour ce groupe pas facile d’accès, au chant hurlé plus proche du Death que d’autre chose. Karim, le guitariste, étant parti en tournée, ne peut vivre ce qui sera certainement la plus grosse date parisienne de la carrière de la tribu de Steve PETIT. Les quatre se donnent à fond, le hurleur haranguant le public et lui faisant part de sa satisfaction d’être présent ce soir. On le comprend bien… Le show se termine devant un parterre un peu plus fourni et qui commence à fourmiller d’impatience.

Setlist ZUUL FX : ?

Il est à peine passé 20h lorsque les lumières s’éteignent et qu’une clameur s’élève d’un Zénith très rempli dont la scène est dominée par deux aigles frappés de la signature de SLAYER. Je ne suis pas, de loin, le plus grand fan de SLAYER, mais chaque fois que j’ai vu le groupe live, le résultat fut le même : une putain de déflagration sonore qui colle le public sur place doublée d’une ambiance de feu et d’une efficacité sans pareille. Et là, étant donné le mur de Marshall qui fait face aux spectateurs, ça risque d’être chaud bouillant… Dès son premier morceau, World Painted Blood, le message est clair : même sans l’ami Jeff, SLAYER est là et donne son maximum, cela malgré ce dont la presse s’est fait le relais : il est effectivement surprenant de voir Tom ARAYA quasi immobile, évitant le moindre mouvement de dos et/ou de nuque trop violent, afin de préserver sa colonne. S’il se déplace sur scène, c’est en marchant… Heureusement que Gary HOLT, venu en efficace renfort, et Kerry KING assurent et tiennent le public en haleine, ainsi que les lights, superbes. Dès le second morceau, ce public se transforme en une sorte de marée humaine dont les vaguelettes qui avancent vers la scène sont autant de corps qui surfent sur une forêt de bras tendus avant d’être récupérés par les maousses costauds de la sécurité, qui ne connaissent de répit que la fin du set… Les classiques défilent, et le temps passe au rythme de War Ensemble, The Antechrist, Season In The Abyss , interrompus par un "nouveau" titre, Americon. L’ensemble se clôt par un mémorable et imparable triptyque composé de Raining Blood, Black Magic et Angel Of Death. Une heure et quinze minutes sont écoulées et SLAYER, qui sur d’autres dates assure la tête d’affiche, quitte un public qui fonce vers les toilettes et les bars histoire de se remettre en condition pour la suite.

Setlist SLAYER : World Painted Blood, Hate Worldwide, War Ensemble, Postmortem, Temptation, Dead Skin Mask, Silent Scream, The Antechrist, Americon, Payback, Season In The Abyss, Snuff, South Of Heaven, Raining Blood, Black Magic, Angel Of Death.


A peine plus de deux ans se sont écoulés depuis le dernier passage de MEGADETH dans ce même Zénih, en ouverture de JUDAS PRIEST. Et ce soir, les avis que j’entends ici et là sont plutôt favorables à ce que Mega Dave et sa bande assurent la tête d’affiche. Il est 21h45 lorsque le Zénith est replongé dans le noir. La basse résonne avant que Dave ELLEFSON, le bassiste historique dont le public acclame le retour, n’arrive discrètement sur le devant de la scène, suivi par Chris BRODERICK qui entament un Trust sur lequel Dave MUSTAINE apparaît équipé d’une superbe double manche aux couleurs de feu. Sans temps morts, MEGADETH attaque My Darkest Hour qui fait mouche suivi du classique Hangar 18. Puis Dave MUSTAINE, l’affable, se lance dans un long discours de quelques seconde… un « Good evening ! » suivi de quelques autres mots et politesse traditionnels. La réputation de MEGADETH , pourtant, s’est construite sur l’efficacité scénique des quatre et ce soir, le groupe fait tout pur le confirmer. Le dernier album en date – End Game (2009) – n’est représenté que par trois morceaux (How The Story Ends, Headcrusher et 1320). C’est peu, mais mieux que certains albums sur lesquels MEGADETH fait l’impasse. Comment pourrait-il en être autrement avec une discographie aussi riche que celle du groupe ? Une large place est accordée aux grands classiques, parmi lesquels A Tout Le Monde. Dave MUSTAINE n’a que peu d’effort à faire pour mettre le public à contribution, tournant son micro vers la salle qui prend le relais avec un bonheur non feint. Puis le chanteur entone un « Hello me, it’s me again » annonciateur du malsain Sweating Bullets à la fin duquel les quatre quittent la scène. Quelques minutes passent au son des pieds impatients qui martèlent sol et gradins. Lorsque les quelques sons d’un orchestre symphonique retentissent, MEGADETH revient avec un Symphony Of Destruction qui voit le public sauter en cadence. Le concert touche à sa fin avec Peace Sells et l’indispensable Holy Wars. MEGADETH vient alors saluer ce public conquis et aux anges avant de quitter définitivement la scène.

Setlist MEGADETH : Trust, In My Darkest Hour, Hangar 18, Wake Up Dead, Poison Was The Cure, Angry Again, How The story Ends, She Wolf, Headcrusher, 1320, A Tout Le Monde, Sweating Bullets. Rappel: Symphony Of Destruction, Peace Sells, Holy Wars... The Punishement Due

Si le public repart le sourire aux lèvres, après un spectacle hauts en couleurs et réussi, quelque chose semble manquer ce soir pour que la fête soit totale… Peut-être un Countdown To Extinction ? Peut-être la frustration du manque de mobilité de Tom ARAYA ? Quoiqu’il en soit, chaque groupe a donné son maximum pour un public réceptif qui, enfin, semble prêt à fréquenter de nouveau les concerts de Metal. L’année a commencé très fort et va continuer sur cette lancée.

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Raskal Le mercredi 30 mars 2011

Ville : CHAMBERY
Quelle belle journée que tu as du vivre Marpa !!!! Merci de Live Report et ces magnifiques photos qui l'accompagnent ! Il n'y a pas à dire une belle affiche ça attire du monde, heureusement !
Commentaire de metalmp : Une journée Rock'N'Roll puisqu'à midi je ne savais toujours pas si je montais à Paris ou pas... Mais, bon, on va pas chipoter non plus...
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