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Chronique
ENEMY OF THE ENEMY - The last dance

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2022
Provenance du disque : Reçu du label
12titre(s) - 53minute(s)

Site(s) Internet : 
ENEMY OF THE ENEMY YOUTUBE
ENEMY OF THE ENEMY FACEBOOK
ENEMY OF THE ENEMY WEBSITE
ENEMY OF THE ENEMY BANDCAMP
ENEMY OF THE ENEMY INSTAGRAM

Label(s) :
WormHoleDeath
 (18/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 19/02/2022
Aux chiottes les étiquettes, je veux de l'efficace !
Que veux-tu savoir au juste ? Si ENEMY OF THE ENEMY est plus du alt, du nu, du crossover, du groove ou du core ? Leur bio est claire : il s’agit d’un groupe de Metal, point barre. Alors t’es gentil, tu prends ton chalumeau à découper la zique en tranches et avec tu vas t’allumer un barbeuk en enfer ! Ce groupe est fait d’un alliage dans lequel ont fusionné : puissance, headbanging et efficacité. Ça te va comme ça ?

Depuis sa création en 2008, le groupe francilien nous a gratifié de 4 albums (3 courts + 1 long) - The Last Dance est donc son cinquième album, ou son deuxième album long, comme tu préfères. Et sérieusement, il atteint aujourd’hui un niveau d’excellence grâce à des compos fouillées et variées, une interprétation burnée et sans faille, le tout porté par un gros gros son. Que demander de plus ?

Trois caractéristiques majeures assurent la cohérence de l’album : les guitares de BnV le plus souvent très saturées et hargneuses, le chant de Kal qui oscille entre la rage primitive de Max CAVALERA (SEPULTURA) et le flow de Zack DE LA ROCHA (RAGE AGAINST THE MACHINE), et un soutien rythmique des plus intelligent de la part de Baf à la basse et Zarc à la batterie.

Assez blablaté, il est temps de faire un petit surf sur les plages de l’album :
- A Bright Warning - Roule, ma poule ! la galette démarre d’emblée par du vraiment lourd et, surprise, le morceau est entrecoupé d’improbables passages légers, jusqu’à conclure par une délicieuse montée en puissance. Eh ! Voici un début qui gratte bien ma curiosité.
- The Last Dance, grosse éclate bourrine très riffée qui possède ce petit détail qui tue, des chœurs aériens répondant à un chant guttural et très bas. Ajouter à ça l’intelligence de l’architecture et le petit tapping des familles sur une section rythmique déchaînée. Je kiffe.
- Alien – Une plage hyper rythmique avec un Zarc éblouissant de créativité derrière ses futs, la basse de Baf accordée sous le niveau de la mer, et le flow de Kal qui roxxe du gros poney.
- BlackStars – L’intro qui ne tourne pas à la bonne vitesse, le gros riff qui déboule, le refrain « BlaaackStaaars ! » que j’ai envie de gueuler avec eux et cette plage psychédélique totalement inattendue au milieu, tout ça me rend le titre extrêmement sympathique.
- Outta Here – Alerte ! La gratte sonne comme une sirène et m’embarque dans l’urgence avant que la zique ne bascule sur une mélodie à deux balles toute de second degré vêtue. Et puis à 3 minutes, le groupe plonge dans son passage le plus doom et noir foncé de l’album avant un très bon final qui vient m’extraire de l’absolue sombritude en me bottant le cul. Encore une chanson tout à fait surprenante.
- Redemption – L’attaque est méga-heavy et évolue très vite vers une ambiance mystique, pour finalement laisser éclater tu sais quoi ? un riff thrash ! Non ? Si ! Des enchaînements de l’espace, je te dis. ENEMY OF THE ENEMY adore me prendre à contre-pied.
- The Devil In Me – Ce n’est pas mon morceau préféré, toutefois, j’avoue que le passage limite planant sur bruit de foule, à la fin duquel les hurlements de Kal m’éjectent de la torpeur vaut son pesant de cacahuètes.
- The Choice – Un bon vieux hardcore qui laisse pas mal s’exprimer la punkitude du groupe… eh oui, y’en a aussi.
- SuperGreen – C’est reparti pour un violent cocktail hip-hop/metal. À mi-parcours, la guitare tranchante de BnV revient en force avant de retrouver une sonorité claire pour une fin enlevée.
- BelieveKal fait ici une grande démonstration de ses capacités de caméléon vocal. Titre après titre, je découvre de nouvelles facettes à ce chanteur. C’est ouf !
- Born Unchained – Joli refrain épymnique (entre épique et hymnique) qui contraste avec un gros riff metal, quelques ponts saisissants et de nouveau un travail sur les voix tout à fait remarquable me poussent à épingler sur ce morceau une médaille « bien ouèj, les mecs ».
- When The Sun Goes Down – Pour clôturer l’album, ENEMY OF THE ENEMY nous réserve son morceau le plus long (7:12). Ce n’est pas le titre le plus mémorable de l’album bien que j’apprécie cette esthétique décadente générée par les paroles quasiment vomies et surtout, la guitare solo sur l’outro déglinguée est réellement superbe. Fallait bien trouver un grand final à la hauteur de l’œuvre !

The Last Dance est le reflet d’une scène française créative au plus haut de sa forme. Ce disque est triplement : moderne, ancré dans la puissance intemporelle de ce qui forge le vrai metal, et teinté d’un parfum néo de la scène fusion des 90s. Un album qu’il faut absolument découvrir et qui, si j’en crois l’énergie déployée, devrait envoyer du steak saignant en live.

Une last dance qui, espérons-le, est loin d’être la dernière.

***


ENEMY OF THE ENEMY est composé de :
- Adrian “Kal” CAVALIER : chant ;
- Nicolas “BnV” BENEDETTI : guitares ;
- Fabien “Baf” GRUNZWEIG : basse ;
- César “Zarc” BOISHUS : batterie.

***


Extraits de The Last Dance :
- Alien : Cliquez ici !
- The Last Dance : Cliquez ici !

***


Artwork :
Pour The Last Dance, je ne peux pas faire l'économie d'un paragraphe sur la photo de couverture. Pour cela, je passe la parole à Nicolas : "C'est Fernando FLORIT qui a fait tout notre graphisme, le logo également. C'est un Barcelonais, il est génial ! Un peu le 5ème membre du groupe."
En tout cas le lien entre cette photo et l'album est très puissant. Le côté "sauvage" du personnage et sa "danse" reflètent parfaitement l'atmosphère musicale. Pour l'univers narratif, il faut se référer au décor et au masque à gaz. L'album est assez centré sur les erreurs de l'Homme, notamment du point de vue écologique.

Pour les amoureux de photo, je conseille d'éplucher son compte insta :
- Fernando FLORIT : Cliquez ici !



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