Français  
Accueil    Association    Liens    Livre d'or    Contacts 
Login: Passe:
 
S'inscrire gratuitement
Votre panier est vide
0 article
Valider votre panier
Chronique
CLOUDS TASTE SATANIC - Tales of demonic possession

Style : Dark / Gothic / Doom / Stoner
Support :  MP3 - Année : 2023
Provenance du disque : Reçu du groupe
4titre(s) - 79minute(s)

Site(s) Internet : 
CLOUDS TASTE SATANIC FACEBOOK
CLOUD TASTE SATANIC BANDCAMP

Label(s) :
Majestic Mountain Records
 (18/20)

Auteur : Pumpkin-T
Date de publication : 04/03/2023
Comment dilater la sphère du doom en 4 leçons ?
Avec ses ambiances de fin du monde paradoxalement conjuguées au vain espoir d’un futur meilleur, la pandémie de Covid-19 a inspiré moults artistes autour du globe, autant qu’elle leur a laissé le temps de composer. Le septième album de CLOUDS TASTE SATANIC me semble être une conséquence directe de cet épisode social hors norme, tant par les atmosphères qu’il reflète que par l’imposant volume qu’il représente.

En dix ans d’existence, le groupe s’est imposé comme un fer de lance du stoner psychédélique instrumental et le nouvel album va encore consolider cette position. En effet, le quatuor new yorkais a réellement mis les bouchées doubles avec Tales Of Demonic Possession qui dure presque 80 minutes pour 4 titres. Cela va nécessairement éveiller deux craintes dans le public : la peur d’affronter des titres qui ronronnent, tournent en rond et s’éternisent, et l’appréhension de s’ennuyer en raison de l’absence de chanteur.

Très clairement, bien que chaque titre dure en moyenne vingt minutes, aucun n’use un thème jusqu’à la corde, bien au contraire les constructions sont à la fois équilibrées et surprenantes, toujours en évolution. En ce qui concerne l’absence de chant, c’est un fait. Entre nous, je ne fais pas partie des auditeurs les plus ouverts aux albums instrumentaux mais celui-ci est passé comme une lettre à la poste avant sa privatisation.

CLOUDS TASTE SATANIC fait partie de ces groupes qui étendent le champ du doom en lui incorporant de nouvelles dimensions. Ici, la singularité provient de l’architecture très rock progressif des compositions qui articule avec dextérité une multitude de riffs très lourds d’obédience doom/stoner, avec des trips psychédéliques et d’inquiétantes mélodies.

Je n’ai pas ressenti la prédominance d’un titre-phare sur l’album, ce qui ne m’empêche pas d’avoir des préférences. Chaque composition est affinée avec soin et chacune renferme son lot de bons moments.
L’introduction mélodique de Flames And Demon Drummers crée un superbe contraste avec l’avalanche énergétique qui s’ensuivra. En autres passages croustillants, j’adore le solo avec la talk box (vous savez, ce dispositif qui permet d’harmoniser un son de guitare avec la bouche comme sur The Zoo de SCORPIONS, ou Pigs de PINK FLOYD) suivi par un riffage bien syncopé.
Dans Sun Death Ritual, j’aime beaucoup l’enchaînement de riffs pétris d’un doom très costaud et de plans psyché… et puis le petit retour de la talk box, héhé !
Le troisième titre, Spirits Of The Green Desert, est mon préféré en raison de la ligne de batterie franche et créative sur laquelle sont plaqués des accords monumentaux, puis le morceau se réduit à une simple caisse claire qui grimpe en complexification avant que les instruments ne reprennent leur place et atteignent une terrible intensité. Il y a un côté grands espaces naturels croisé avec le Boléro de Maurice RAVEL en mode stoner. À la suite de quoi le titre prend un virage mélodique de toute beauté grâce au jeu d’harmonie des guitares plaintives que je kiffe tout particulièrement. Magistral de A à Z ! Digne d’un morceau de l’année.
Conjuring The Dark Rider, la quatrième et dernière pièce clôture l’album avec la même ardeur. Le cœur du titre est très riche, tant du point de vue des rythmiques qui savent se complexifier, jusqu’à ce dialogue des guitares qui prend des couleurs inattendues. Et - j’allais dire, comme d’habitude – un superbe passage psychédélique à la fin du premier quart d’heure, avant un final massif.

Compositions splendides, maîtrise technique, production parfaite, Tales Of Demonic Possession élargit les horizons du doom et finit par me faire adorer l’approche 100% instrumentale de l’œuvre.

***


CLOUDS TASTE SATANIC est composé de :
- Steven SCAVUZZO, guitare ;
- Brian BAUHS, guitare ;
- Rob HALSTEAD, basse ;
- Greg ACAMPORA, batterie.

***


Extraits de Tales Of Demonic Possession :
- Spirits Of The Green Desert : Cliquez ici !
- Flames And Demon Drummers : Cliquez ici !

***


PS – Tales Of Demonic Possession est classé en 6ème position du fameux Doom Charts de février 2023, ce qui constitue une rare performance pour un album instrumental.


COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur la chronique et sur l'album
Pour pouvoir écrire un commentaire, il faut être inscrit en tant que membre et s'être identifié (Gratuit) Devenir membre de METAL INTEGRAL
Personne n'a encore commenté cette chronique.
 Actions possibles sur la chronique
Enregistrer la chronique au format .PDF
Afficher la version imprimable de la chronique
Envoyer la chronique par email
Ecrire un commentaire
Poser une question sur la chronique
Signaler une erreur
Chroniques du même style
CIRCUS OF LAMIA
Welcome madness
A TORTURED SOUL
Lucifer’s fate
MOLASSES BARGE
A grayer dawn
DÉHÀ & MARLA VAN HORN
Earth and her decay
CONVICTION
Conviction
Chroniques du même auteur
WATCHMAN
The end of all flesh
OCKRA
Gratitude
DUSK OF DELUSION
Try your freedom
IGMO
Take it over
BLACKENED
Voices from the void
© www.metal-integral.com v2.5 / Planète Music Association (loi 1901) /