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Chronique
PRIMORDIAL - How it ends

Style : Melodic Extrem Metal
Support :  MP3 - Année : 2023
Provenance du disque : Reçu du label
10titre(s) - 66minute(s)

Site(s) Internet : 
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Label(s) :
Metal Blade
 (18/20)

Auteur : Alain
Date de publication : 04/11/2023
Passion toujours aussi palpable, quoique plus canalisée
Actif depuis 1992, le groupe irlandais PRIMORDIAL peut se vanter tout à la fois d’avoir su créer une identité musicale singulière et d’avoir bâti une discographie riche et qualitative. Dès ses débuts, passablement marqués par le Black Metal, l’album Imrama (1995), bien qu’encore brouillon, posait les bases d’une personnalité qui, outre le Black Metal, allait agréger le Thrash, le Death, le Heavy Metal, le Doom Metal, le tout dans un contexte général axé autour de l’Irlande historique, non pas tant dans une restriction Folklorique, mais bien dans une perspective universelle. A titre tout à fait personnel, je ne remercierai jamais assez PRIMORDIAL d’avoir produit des albums aussi impactant émotionnellement que The Gathering Wilderness (2005), To The Nameless Dead (2007) et Redemption At The Puritan’s Hand (2011), tous trois modèles d’intensité épique, furieuse mais maîtrisée.

Après cette triplette somptueuse, le groupe a espacé ses publications, ce qui permit à son charismatique vocaliste de s’abandonner à son tropisme Doom Death via le magnifique projet DREAD SOVEREIGN (trois albums au compteur, fortement recommandés).

Cinq ans après Exile Amongst Ruins (2018), PRIMORDIAL lâche enfin son dixième opus, avec la rude tache de s’inscrire dans sa propre tradition et de proposer des pistes d’évolution. Là se situe le piège, depuis une dizaine d’années. Si PRIMORDIAL n’a jamais commis d’album honteux, le fait est que l’effet de surprise causé par le développement créatif, rapide et exponentiel, du groupe dans ses quinze premières années, semble s’être émousser, sans jamais que la sincérité, l’implication et l’efficacité ne se voient sacrifiées. En somme, il me semble déraisonnable d’exiger d’un groupe, possédant une telle profondeur de champ, de se-réinventer à tout coup, encore moins de dépasser les genres et sous-genres proliférants auxquels il s’abreuvait initialement.

Aussi, le cadre de jugement de ce dixième album de PRIMORDIAL s’inscrit sur une ligne de crête. Il parvient à préserver cette fougue, confinant parfois à la frénésie épique, se développant au gré de formats généreux : pas moins de cinq compositions, excédant plus ou moins les sept minutes, quand All Against All culmine carrément à 8’48 ! Même dans des formats aussi conséquents, on ne ressent pas de lassantes répétitions ; on se soumet plutôt à des effets rythmiques hypnotiques, tout à fait attractifs, par ailleurs conformes au propos païen omniprésent dans l’œuvre de PRIMORDIAL.

Quiconque découvrirait PRIMORDIAL via How It Ends serait fort probablement saisi tout à la fois d’un frisson épique et d’une fureur féroce. Pour les fans de la première heure, force est d’admettre que, si le groupe a concédé quelques parcelles de férocité et quelques âcres d’âpreté, il n’en a pas moins préservé intacte son ambition à créer de la densité, via des contrastes.

En tant que vieux fan, How It Ends ne me surprend plus comme au premier jour – là où il peut amplement attirer un public vierge – mais il me semble aussi puissamment émotif et évocateur que par le passé (bordel, le nord de l’Irlande se trouve de fait occupé socialement, démographiquement et militairement par l’Angleterre !) et plus que jamais efficacement agencé selon les référentiels Thrash, Black et Pagan du commun dénominateur Metal. En attendant, j’aime cet album, comme j’aime PRIMORDIAL depuis le premier jour. Quoique dorénavant canalisé et fort adroitement asséné – la force de l’expérience ! -, le lyrisme rageur et viscéral qui caractérise globalement le style de PRIMORDIAL continue à se déployer amplement, dans le cadre de compositions aux dimensions majoritairement généreuses ; le cap des sept minutes se trouve très souvent franchi, ce qui laisse le temps d’installer les ambiances et de multiplier les séquences, avec bien souvent à la clé un souffle épique palpable. Même le chant âpre de A.A. NEMTHEANGA combine à merveille une charge viscérale et des modulations maîtrisées, au profit d’une expressivité à vif et diversifiée.

En ces temps où l’on vous propose encore et encore des produits musicaux calibrés, il est salutaire de se frotter à des musiques possédant une personnalité propre, non consensuelle, pour autant parfaitement maîtrisée- et exécutée. Ce disque s’adresse autant aux fans de Black mélodique, de Pagan Metal qu’aux fans de Heavy Metal traditionnel à la IRON MAIDEN, avec harmonies de guitares, breaks à foison, multiplication des séquences et des ambiances. Tentez l’aventure !

Vidéos de How It Ends cliquez ici et de cliquez ici
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