Français  
Accueil    Association    Liens    Livre d'or    Contacts 
Login: Passe:
 
S'inscrire gratuitement
Votre panier est vide
0 article
Valider votre panier
Chronique
PROJECT ARCADIA - Of sins and other tales

Style : Heavy Metal
Support :  MP3 - Année : 2024
Provenance du disque : Reçu du groupe
10titre(s) - 44minute(s)

Site(s) Internet : 
PROJECT ARCADIA FACEBOOK

Label(s) :
Auto Production
 (18/20)

Auteur : JMM213
Date de publication : 27/01/2024
Je veux bien avouer tous mes péchés !
Ce qui est assez extraordinaire avec la musique, c'est qu'elle permet de découvrir des groupes qui vous font voyager aux quatre coins de la planète. Récemment, Je me baguenaudais (j'aime bien ce verbe !) sur le net lorsque j'ai entendu un morceau qui a tout de suite mis mes sens en alerte. Je vais donc, de ce pas, vous parler du troisième album des bulgares de PROJECT ARCADIA. Le groupe dont le line-up a changé depuis ses débuts, est dorénavant composé des fondateurs Plamen UZUNOV, principal compositeur et Milcho KOLEV, tous deux guitaristes, accompagnés de deux membres d'ANNIHILATOR pour les fondations, en la personne du britannique Rich GRAY à la basse et de l'italien Fabio ALESSANDRINI à la batterie, ce qui promet une section rythmique des plus solides. Vous rajoutez le nouveau chanteur, Deibys ARTIGAS, vénézuélien de son état, qui a remplacé Urban BREED, un chanteur suédois connu pour son travail avec TAD MOROSE (et qui a co-composé et co-écrit un titre de l'album) et vous obtenez un ensemble plutôt international, non ? Encore un mot, la production est excellente.

L'album s'ouvre sur Rusty Cage, sorti en single, et tout de suite ça pulse fort, très fort ! C'est du Power Métal bien charpenté. Néanmoins, je décèle une vraie recherche mélodique dans le chant, ce qui me fait penser que l'album ne va sûrement pas être monolithique et qu'il va me réserver de belles surprises. Bien sûr, la batterie envoie des parpaings, mais le tout reste très agréable à écouter. Cela est du, je pense, en grande partie à la voix de Delbys ARTIGAS, qui oeuvre dans un registre medium/aigu puissant et clair, avec cependant plein de nuances. Au milieu du morceau, une guitare sèche légèrement hispanisante vient calmer le tout, mais c'est pour mieux lancer un solo d'une grande technicité, très Métal Prog. C'est ce morceau qui m'a fait relever les sourcils. Et ça déboule encore plus fort avec Envy, le titre suivant. La rythmique turbine à fond sur ce morceau de Heavy Metal. La basse est bien puissante et le riff de guitare hache menu. Au milieu de la furie, le refrain reste tout de même mélodique. Ce morceau est un mélange entre IRON MAIDEN et DREAM THEATER, ce dernier groupe pour la qualité technique des musiciens, sans pour autant chercher à en faire trop. Sweet Scended Madness débute sur une autre ambiance, en se rapprochant fortement de mes écoutes habituelles, à tel point que j'ai du mal à me rendre compte qu'il s'agit du même groupe ! Le refrain délicieux m'attrape immédiatement et les guitares sont en fusion, C'est bien simple, c'est comme si j'écoutais un morceau d'un groupe de Hard Mélodique suédois très puissant, comme par exemple BLACK PAISLEY, ECLIPSE, GINEVRA ou bien H.E.A.T. Je suis dans mon élément, je dois bien l'avouer. The portrait est le troisième single et il commence sur une mélodie vocale que ne renierait pas James LABRIE. La composition, c'est du pur métal progressif. Après un passage Heavy, les guitares mettent le turbo et la double pédale envoie les gaz pour m'amener carrément sur du speed métal. Surgit à la fin un solo brillant et technique. Pride débute sur des arpèges de guitare très rapidement écrasés par un riff surpuissant. La double pédale est extrêmement présente, entrecoupée par des passages mélodiques, avec un chant orienté métal symphonique, soutenu par des choeurs puissants. On est loin d'une composition facile et autant vous le dire tout de suite, il faut s'accrocher, tant les changements de rythme sont nombreux. QUEENSRYCHE est cité comme étant une de leurs influences et cela se ressent bien sur ce morceau. C'est d'ailleurs un morceau peut-être un peu trop alambiqué pour moi !

Du bon, du très bon hard mélodique enchaîne avec To My Muse. Les guitares turbinent et moulinent comme il faut. Le chant est magnifique de délicatesse et encore une fois le refrain fait mouche. J'aime beaucoup quand Deibys ARTEGAS monte avec classe dans les aigus. C'est peut-être le morceau que je préfère et j'adore vraiment cette mélodie ! Sur le solo, les guitares en twin en rajoutent une couche, comme si c'était nécessaire ! Ce morceau, c'est du cousu main. On continue dans le même esprit avec The Forgotten Ones, et là, je dois avouer que je me régale. Vous mélangez une énorme présence vocale, des guitares qui occupent complétement l'espace et des choeurs omniprésents. Quelle composition, loin d'être simple, contrairement à ce que l'on pourrait penser à la première écoute. Ecoutez-moi ce solo inspiré, une petite merveille. Un morceau lent, maintenant, avec The Hourglass qui fait même apparaître des claviers pour la première fois, après une somptueuse intro à la guitare. Je reconnais que l'on s'éloigne du Power Métal. C'est du haut niveau, avec des influences de métal symphonique, et c'est parfaitement chanté, avec de multiples variations dans la voix. Quel superbe travail ! Le solo ne pouvait être qu'à l'avenant et donc époustouflant, sans parler de la fin où les cordes font leur effet. Ce morceau de Hard mélancolique me rappelle ce que faisait SAVATAGE, une autre de leurs influences. J'aime beaucoup Greed, un mid-tempo bien énergique, qui me renvoie directement chez les scandinaves, les rois du hard mélodique, avec toujours cette voix remarquable, faite exactement pour ce style. Il y a un solo de guitare sèche qui se faufile au milieu des guitares surchargées, avant qu'un solo tout en vélocité ne vienne s'imposer. L'album se termine en trombe avec Anger, un pur morceau de Heavy métal à la IRON MAIDEN, qui reste cependant très technique, typé QUEENSRYCHE en ce qui concerne la complexité rythmique qui n'empêche pas un déferlement de puissance. Merci pour le nettoyage des oreilles, Messieurs !

Voici encore une superbe découverte pour moi en ce début d'année. PROJECT ARCADIA est un groupe qui s'éclate en produisant une musique totalement aboutie et maitrisée, qui présente plusieurs facettes. A ce propos, je tiens à préciser qu'il ne faut pas s'attendre à un album tourné à fond vers le Heavy Métal, car il est en réalité bien plus subtil que ça. J'ai lu quelque part qu'il leur manquait des morceaux plus longs pour enfin éclater au grand jour. Pour ma part, j'estime que le format employé est suffisant pour leur permettre de s'exprimer parfaitement. C'est un groupe à suivre, assurément, et je pense qu'il nous réserve encore de belles surprises.

L'album sort le 30 janvier.

The Portrait : cliquez ici

Rusty Cage : cliquez ici
COMMENTAIRES DES LECTEURS Vos commentaires, vos remarques, vos impressions sur la chronique et sur l'album
Pour pouvoir écrire un commentaire, il faut être inscrit en tant que membre et s'être identifié (Gratuit) Devenir membre de METAL INTEGRAL
Personne n'a encore commenté cette chronique.
 Actions possibles sur la chronique
Enregistrer la chronique au format .PDF
Afficher la version imprimable de la chronique
Envoyer la chronique par email
Ecrire un commentaire
Poser une question sur la chronique
Signaler une erreur
Chroniques du même style
STRESS
Amazon first metal attack
SPELLBLAST
Horns of silence
WALPURGIS NIGHT
Under the moonlight
VESTAL CLARET
The cult of vestal claret
FAITH AND FIRE
Accelerator
Chroniques du même auteur
GRAND
Grand
ART NATION
Inception
STARDUST
Kingdom of illusion
DAMN FREAKS
3
VITALINES
Wheels within wheels
© www.metal-integral.com v2.5 / Planète Music Association (loi 1901) /